JOURNÉE DE COMMÉMORATION ET D'ACTION CONTRE LA VIOLENCE FAITE AUX FEMMES – 6 décembre

Le 6 décembre, Journée de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes, est à nos portes. C’est l’occasion pour accorder une pensée spéciale à toutes les femmes qui vivent la violence au quotidien, entre autres dans les milieux de travail, même si trop souvent, cette violence passe inaperçue. Le 6 décembre, c’est aussi un moment privilégié pour réfléchir aux moyens concrets pour prévenir et éliminer la violence faite aux femmes, au travail comme partout. La plupart de nos syndicats affiliés sont déjà actifs sur le terrain : politiques anti-discrimination, anti-violence, anti-harcèlement, clauses de convention collective protégeant les victimes, sensibilisation, formation…

Pour vous aider à intervenir…
La FTQ, par son Service de la condition féminine, a développé plusieurs outils syndicaux pour vous aider à intervenir tout au long de l’année pour faire cesser la violence en milieu de travail. Nous vous suggérons de réutiliser ce matériel, toujours actuel :

  • l’affichette thématique Au travail comme partout : la violence faite aux femmes, faut que ça cesse… maintenant !;
  • le guide de réflexion et de discussion (même titre), traitant de la violence et de la banalisation de la violence faite aux femmes au travail;
  • le Guide pratique pour prévenir la violence faite aux femmes;
  • La violence conjugale et ses conséquences : voyons-y!, rapport de recherche FTQ sur les conséquences en milieu de travail de la violence conjugale; et
  • la déclaration de politique sur la violence adoptée au congrès de la FTQ en 1993.

  • Les personnes intéressées peuvent également obtenir copie d’Agir pour contrer la banalisation de la violence en milieu de travail, rapport d’une étude conjointe CINBIOSE-UQÀM-centrales syndicales (dont la FTQ). Ce rapport démontre que la violence en milieu de travail est trop souvent banalisée, tant par les personnes qui l’exercent que par celles qui la subissent. Il permet d’identifier les manifestations de cette banalisation afin de mieux l’enrayer, et de savoir si cette banalisation peut nier les droits des travailleuses et des travailleurs lors des demandes d’indemnisation à la CSST.

    De plus, lors de la dernière Rencontre biennale de réflexion en condition féminine (septembre 2003), Angelo Soares, professeur et chercheur avec le CINBIOSE-UQAM, a fait une présentation sur le harcèlement psychologique. Il a traité d’une définition, des sources du harcèlement, des déclencheurs, des conséquences aussi sur la santé mentale et de ce qu’on peut faire syndicalement pour le contrer. Un résumé de cette présentation est disponible sur demande.

    Par ailleurs, le CTC vient de produire plusieurs fiches d’information thématiques sur la violence exercée sur les femmes et ce, dans différents contextes : au travail, dans la famille, dans la sphère publique, durant la guerre, devant la justice.

    Ces documents sont disponibles au Centre de documentation de la FTQ ou au Service de la condition féminine (514) 383-8000.

    Misons sur le respect
    La lutte contre la violence – notamment à l’égard des femmes – doit s’inscrire en priorité dans nos actions. Apprenons à bannir toutes les manifestations de violence de nos milieux de travail, y compris celle à l’endroit des femmes, et réagissons à toutes les tentatives de banalisation de la violence au travail.

    Le 6 décembre doit être un moment de prise de conscience collective et nous inciter à agir pour assainir nos rapports. À nous d’y voir !