« Jean Charest pourra compter sur la FTQ pour faire avancer le Québec » - Michel Arsenault, président de la FTQ

La FTQ souhaite la continuité dans le respect du modèle québécois

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Montréal, lundi 8 décembre 2008 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) accueille l’élection d’un gouvernement libéral majoritaire à Québec avec l’espoir que cette nouvelle mouture de gouvernement de Jean Charest se mettra en place dans la continuité des deux dernières années qui ont été marquées par davantage de respect du modèle québécois.

Aller de l’avant

« Nous avons pris acte de l’engagement maintes fois réitéré par le premier ministre, durant la campagne, voulant que le Jean Charest de 2008 eût compris le message de la population et ne revienne pas à ses façons de gouverner de 2003.

« Nous ne pouvons que respecter un dirigeant de gouvernement qui apprend réellement de ses erreurs pour aller de l’avant », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault, après l’annonce des résultats du scrutin.

Intervention accrue et soutenue de l’État dans l’économie

« Aller de l’avant, pour nous, ça signifie concrètement privilégier une intervention accrue et soutenue de l’État dans l’économie, et ce, plus particulièrement dans une période de soubresauts économiques réels et appréhendés dans la foulée de la crise financière qui frappe aujourd’hui la planète entière », a ajouté le président de la FTQ.

Formation professionnelle et aide aux travailleurs âgés

La plus grande centrale syndicale québécoise presse également le nouveau gouvernement Charest, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, de financer et de valoriser la formation professionnelle à la hauteur des défis de recrutement auxquels sont confrontées plusieurs entreprises dans de nombreux secteurs d’activité, y compris dans le secteur public. Par ailleurs, la FTQ souhaite que se poursuivent les discussions pour la réforme du régime de négociation entre l’État et ses employés.

La FTQ demande, de plus, qu’une attention particulière soit apportée à la nécessité d’aider les travailleuses et les travailleurs âgés victimes de mises à pied par des programmes bien financés.

Détricoter les mesures de privatisation en santé

Sur le dossier prioritaire de la santé, Michel Arsenault demande instamment au premier ministre Charest et à son futur ministre de la Santé de s’engager résolument dans le maintien et le développement d’un système public universel, gratuit et accessible à tous indépendamment de la condition financière des individus.

« En clair, nous demandons au gouvernement Charest de détricoter les mesures que le docteur Couillard a mises en place avant son départ pour le privé. Il n’est pas trop tard pour réparer le tort énorme causé au système public de santé par la création de toutes pièces d’un monopole privé sur un nombre indéterminé d’interventions et de traitements. N’attendons pas qu’il soit trop tard pour agir » a insisté le dirigeant syndical.

« Nous prenons acte de la volonté de la majorité des électeurs québécois d’appuyer Jean Charest et l’assurons qu’il pourra compter sur la FTQ pour faire avancer le Québec », a conclu Michel Arsenault.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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