Irak - Les membres de la FTQ ont participé en masse aux grandes manifestations pour la paix

On reconnaît Henri Massé, président de la FTQ, lors de la manifestation pour la paix du 15 mars 2003 à Montréal.

On reconnaît Henri Massé, président de la FTQ, lors de la manifestation pour la paix du 15 mars 2003 à Montréal.

Le président et le secrétaire général de la FTQ, Henri Massé et René Roy, ainsi que plusieurs milliers de membres de la centrale, ont participé aux deux grandes manifestations pour la paix qui se sont tenues à Montréal et dans plusieurs villes du Québec le 15 février et le 15 mars.

Les dirigeants de la FTQ, qui avaient lancé un vibrant appel à manifester, ont rappelé la position de la centrale en faveur d’une solution pacifique à la crise irakienne, dans le cadre des Nations unies. Cette position est celle de la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), la grande centrale mondiale qui regroupe 158 millions de membres dans 150 pays et dont Henri Massé est membre du conseil exécutif.

Déclaration de la CISL
La FTQ a d’ailleurs diffusé une importante déclaration de la CISL dont voici les principaux extraits :

«La CISL demande à tous les gouvernements de travailler ensemble pour aboutir à une solution pacifique et d’utiliser pleinement les potentialités des organisations internationales qu’ils ont construites précisément dans ce but.

La CISL insiste sur la nécessité que l’Irak applique pleinement toutes les décisions des Nations unies à son égard, dont la dernière résolution du Conseil de sécurité. La CISL soutient les initiatives diplomatiques et les procédures d’inspection pour parvenir à l’objectif de l’ONU.

La CISL exprime sa profonde inquiétude de voir le déploiement militaire en cours conduire au recours à la force plutôt qu’à des moyens pacifiques pour désarmer l’Irak. Pour la CISL, toute action militaire, par quelque partie que ce soit, est inacceptable en dehors du cadre de l’ONU et sans le feu vert du Conseil de sécurité.

Recours ultime
La CISL a attiré l’attention sur les conséquences d’un recours à l’action militaire, et notamment l’horrible coût humain, ainsi que les destructions matérielles.
Toute décision de recourir à la force armée en dehors du cadre de l’ONU atteint profondément l’autorité de celle-ci et sa capacité à jouer le rôle qui est le sien pour la promotion de la paix, des droits humains et de la sécurité.