« Il faut prendre tous les moyens pour sauver les emplois qui restent dans l’industrie forestière du Québec » – Clément L’Heureux, vice-président exécutif pour le Québec du SCEP et vice-président de la FTQ

Marasme dans l’industrie forestière : le Syndicat des communications de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) exige la mise en place d’un cabinet de crise

Le vice-président exécutif pour le Québec du Syndicat canadien de l'énergie des communications et du papier, Clément l'Heureux, Yvan Bélanger représentant du SCEP pour la région de Québec et François Gallant représentant du SCEP pour le Bas St-Laurent et la Gaspésie

Le vice-président exécutif pour le Québec du Syndicat canadien de l'énergie des communications et du papier, Clément l'Heureux, Yvan Bélanger représentant du SCEP pour la région de Québec et François Gallant représentant du SCEP pour le Bas St-Laurent et la Gaspésie

Québec, 21 août 2006 – La crise qui perdure dans l’industrie forestière au Québec a déjà coûté plus de 6 000 emplois, c’est assez. Au moment où les fermetures d’usines se multiplient et que l’on s’enfonce dans la crise, le vice-président exécutif pour le Québec du Syndicat des communications, de l’énergie et du papier et vice-président de la FTQ, Clément l’Heureux, réclame une action immédiate de la part du gouvernement.

« Québec doit sortir de sa torpeur et reconnaître qu’il y a une grave crise qui menace les régions du Québec. Le SCEP exige la formation immédiate d’un cabinet de crise pour sauver ce qui reste d’emplois dans cette industrie. Le temps n’est plus aux analyses, aux rapports et aux tergiversations, il faut agir maintenant pour arrêter la saignée. »

Un gouvernement insensible au sort des travailleurs

Bien que le gouvernement ait déjà annoncé de l’aide pour les travailleurs, le SCEP ne peut que constater que la marchandise n’a toujours pas été livrée. En conférence de presse ce matin à Québec, M. L’Heureux a vivement dénoncé le gouvernement libéral.

« Ce gouvernement et ses ministres restent insensibles aux difficultés vécues par les travailleurs et au sort des municipalités et des régions qui dépendent de cette industrie. Québec doit se réveiller et mettre fin au placotage.

« Ce sont des milliers de travailleurs et de familles qui souffrent présentement de l’inaction gouvernementale. Le ministre responsable du dossier de la forêt, Pierre Corbeil, ne cesse de radoter les mêmes excuses pour justifier son inaction.

« J’ose espérer qu’il ne vient pas tout juste de découvrir que le pétrole et le dollar canadien ont augmenté parce que les travailleurs du Saguenay, d’Abitibi ou du Bas-du-Fleuve en payent le prix depuis des mois, faute de mesures de soutien adéquates », a fait valoir Clément L’Heureux.

Un programme d’aide aux travailleurs de toute urgence

Le SECP exige de véritables programmes d’aide aux travailleurs et de soutien à l’industrie. De plus, le SCEP met le gouvernement en garde contre tout transfert de contrat d’approvisionnement forestier (CAAF) d’une région à une autre sans égard pour les travailleurs.

« Québec doit sortir de son état végétatif. Ce n’est pas lorsque tout le monde sera au chômage et sur l’aide sociale qu’il faudra agir », de conclure le vice-président exécutif pour le Québec du Syndicat des communications de l’énergie et du papier.

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Source : SCEP-FTQ

Informations : Jean Laverdière tél : 514 893-7809