« Il est encore trop tôt pour lancer la serviette » – Michel Arsenault, président de la FTQ

Vente de la raffinerie de Shell à Montréal

Montréal, vendredi 4 juin 2010 – Réagissant à l’annonce du démantèlement des installations de raffinage de Shell à Montréal, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, demande au gouvernement Charest de prendre toutes les mesures en son pouvoir, notamment le maintien du mandat du comité Fortier, pour forcer la pétrolière à considérer de bonne foi les offres actuellement sur la table.

« Manifestement, Shell n’a pas fait tous les efforts pour apprécier à leur juste valeur les offres de reprise qui lui ont été présentées et reformulées à sa propre demande. Le gouvernement doit s’assurer que cette démarche soit menée à bon terme », a insisté Michel Arsenault.

« De l’avenir de Shell dépend aussi l’avenir des installations de Pétro-Canada et, à terme, c’est l’autosuffisance énergétique de tout le Québec en combustible fossile qui est en jeu. La FTQ compte faire les représentations nécessaires, y compris à Londres et Houston, pour faire débloquer ce dossier. Shell a d’autres intérêts au Canada et il doit bien considérer toutes les conséquences éventuelles de son geste », a indiqué Michel Arsenault.

Les dirigeants syndicaux ont tous exhorté Michael Fortier à poursuivre ses efforts en vue de la relance de l’usine.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.