Hausse du chômage : la FTQ espère que le budget fédéral aidera à relancer l'emploi - «La situation nous inquiète vivement», dit René Roy

Le 7 décembre 2001 – «La hausse rapide du taux de chômage au Québec et au Canada nous inquiète vivement. Dans son budget de lundi, le gouvernement fédéral devra faire preuve de leadership et annoncer des mesures substantielles pour relancer l’économie et l’emploi», a déclaré aujourd’hui M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

Après une longue tendance à la baisse de plus de quatre ans, il faut remonter à octobre 1999 pour retrouver un taux de chômage aussi élevé, note M. Roy. Au Québec, le taux a grimpé de quatre points de pourcentage, à 8,9%. Les statistiques montrent aussi que le Québec a perdu 20 000 emplois à temps plein alors que l’emploi à temps partiel s’est accru de 16 000. Voilà une indication que le marché du travail perd de son dynamisme. Les entreprises, qui anticipent une conjoncture économique difficile, favorisent la création d’emplois à statut précaire et moins bien rémunérés. »

Le budget Martin
M. Roy note par ailleurs que le taux de création d’emplois au Québec pour les onze premiers mois de 2001, en croissance de 1,3 %, a surpassé le taux canadien (0,3 %). «On pourrait être tenté d’applaudir à cette bonne performance mais la morosité du marché du travail est réelle comme le montrent les pertes de novembre, dit M. Roy. Compte tenu du ralentissement économique actuel, nous espérons vivement que le ministre fédéral des Finances, M. Paul Martin, a prévu dans son budget de lundi de solides mesures de relance pour stimuler l’économie et l’emploi.»

L’assurance-emploi
«En outre, compte tenu des surplus anticipés à la caisse de l’assurance-emploi (42,8 milliards de dollars en mars 2002), nous exhortons Ottawa à bonifier le régime. Il faut permettre à davantage de salariés qui perdront leur emploi, dans les prochains mois, de bénéficier d’un soutien du revenu pour traverser cette période difficile».

La FTQ rappelle qu’en 1990, au début de la dernière récession, 82% des sans-emploi au Québec touchaient des prestations d’assurance-chômage, alors qu’il n’y en a que 46% aujourd’hui avec les restrictions apportées au régime. Dans l’agglomération urbaine de Montréal, le taux de protection est passé de 65% à 33%, à Québec de 86% à 40%, à Trois-Rivières de 84% à 34% et à Hull de 70% à 32%.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.