Hausse de 10 cents aujourd'hui du salaire minimum : La FTQ appuie la « journée de deuil » des femmes

Montréal, 1er février 2001 - La FTQ invite ses militantes et militants à participer aux activités marquant la « journée de deuil » du mouvement des femmes contre la hausse minuscule de 10 cents du salaire minimum qui entre en vigueur aujourd’hui le 1er février, a fait savoir M. Henri Massé, président de la centrale.

La FTQ sera notamment représentée à la manifestation organisée ce matin devant la Tour de la Bourse, à Montréal, où loge le cabinet de la ministre responsable de ce dossier madame Diane Lemieux.

M. Massé est « extrêmement déçu de la hausse beaucoup trop faible du salaire minimum », qui passe aujourd’hui de 6,90 $ à 7 $ l’heure. La FTQ avait réclamé une hausse minimale de 25 cents uniquement pour maintenir le pouvoir d’achat, après deux années sans augmentation. Les groupes de défense des personnes au salaire minimum, avec l’appui de la FTQ, réclament idéalement 8,50 $ l’heure, ce qui correspondrait au seuil de faible revenu défini par Statistique Canada.

« Aujourd’hui, dit M. Massé, quand on voit un 10 cents par terre, c’est à peine si on se penche pour le ramasser. La hausse est nettement insuffisante pour les gagne-petit qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, en particulier les travailleuses. Sur les 200 000 personnes rémunérées au salaire minimum au Québec, soit environ 6,5 % de la main-d’œuvre, les deux tiers sont des femmes. »

M. Massé conclut : « Le principal objectif d’une loi sur le salaire minimum, c’est d’améliorer les conditions de vie des gens à faible revenu et, par ricochet, de lutter contre la pauvreté. Le gouvernement du Québec, qui se targue d’être social-démocrate, a raté une belle occasion de montrer qu’il est prêt à prendre tous les moyens pour s’attaquer au problème de la pauvreté. »

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes.