Haïti : La FTQ participe à une mission syndicale d'urgence à Port-au-Prince, les 16 et 17 février

L’ancien président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Fernand Daoust <br> <br><i>Photo Serge Jongué

L’ancien président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Fernand Daoust

Photo Serge Jongué

Montréal, le 12 février 2004 – L’ancien président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Fernand Daoust, représentera la centrale lors d’une mission syndicale internationale d’urgence qui se rendra à Port-au-Prince en Haïti, les 16 et 17 février. La mission est organisée par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL), la grande centrale syndicale mondiale dont le président de la FTQ, M. Henri Massé, est membre du conseil exécutif.

« Cette mission de haut niveau a pour mandat de rencontrer des représentants du gouvernement haïtien, de visiter des syndicalistes détenus et d’œuvrer à leur libération. Elle rencontrera aussi les principales organisations syndicales haïtiennes, des organisations locales de défense des droits humains, des diplomates ainsi que des institutions internationales présentes à Port-au-Prince », indique M. Massé.

« Plusieurs organisations syndicales sont ciblées par le gouvernement du président Aristide, qui fait face à un mouvement de contestation de grande ampleur. Des syndicalistes sont blessés par balles ou jetés en prison, des dizaines d’autres sont harcelés. Leur seul tort est de s’opposer démocratiquement à certaines politiques du gouvernement, sans recourir à quelque violence que ce soit. La FTQ, à l’instar de la CISL, dénonce donc la répression antisyndicale croissante en Haïti », ajoute M. Massé.

Vivement inquiète quant à la recrudescence de cette répression exercée contre le mouvement syndical et l’opposition démocratique, la CISL s’est adressée par écrit trois fois au président Aristide au cours des deux derniers mois. Dans la dernière de ces lettres, le secrétaire général de la CISL, Guy Ryder, priait le président haïtien d’ordonner la libération immédiate de tous les syndicalistes détenus. Il faisait état d’une plainte officielle contre le gouvernement haïtien déposée par la CISL auprès de l’Organisation internationale du Travail.

C’est dans ces circonstances que la CISL a décidé l’envoi à Port-au-Prince d’une mission syndicale de haut niveau, conjointement avec son Organisation régionale inter-américaine des travailleurs.

La CISL représente plus de 151 millions de travailleurs et travailleuses, membres de 233 organisations affiliées, dans 152 pays.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.