GRÈVE GÉNÉRALE? La FTQ consulte ses membres

<font size=3 color=navy><b><i>On se souviendra...</font></i></b> <br>Devant la menace de bâillon que veut imposer le gouvernement pour faire adopter ses projets de loi antisyndicaux et antisociaux à toute vapeur avant les Fêtes, les six principales organisations syndicales du Québec, la FTQ en tête, organisent en vitesse une autre manifestation devant l’Assemblée nationale. Le mauvais temps empêche des dizaines d'autobus de se rendre mais quelques milliers de personnes bravent tout de même la neige et le vent. <br><font color=-blue><b>Voir les photos </font></b> <br><font color=red><b>Autres photos et une vidéo</font></b><br> <br><i>Photo Didier Debusschère

On se souviendra...
Devant la menace de bâillon que veut imposer le gouvernement pour faire adopter ses projets de loi antisyndicaux et antisociaux à toute vapeur avant les Fêtes, les six principales organisations syndicales du Québec, la FTQ en tête, organisent en vitesse une autre manifestation devant l’Assemblée nationale. Le mauvais temps empêche des dizaines d'autobus de se rendre mais quelques milliers de personnes bravent tout de même la neige et le vent.
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Photo Didier Debusschère

LA FTQ ET SES SYNDICATS AFFILIÉS LANCENT UNE OPÉRATION DE CONSULTATION AUPRÈS DE LEURS MEMBRES POUR DÉTERMINER LES ACTIONS À PRENDRE SI LE GOUVERNEMENT CHAREST VA DE L’AVANT AVEC SES POLITIQUES ANTIOUVRIÈRES ET ANTISOCIALES, COMME L’AUTOMNE DERNIER, OU SI L’APPLICATION DE MESURES COMME CELLES PRÉVUES À LA LOI 31 SUR LA SOUS-TRAITANCE VIENT MODIFIER LES CONDITIONS DE TRAVAIL DE LEURS MEMBRES.

«Il n’y aura pas de grève générale demain matin, mais nous voulons être prêts si nous devons la faire», déclare le président de la centrale, Henri Massé. Le Conseil général de la FTQ, le 24 février, puis le Conseil consultatif, le 25 février, seront appelés à discuter et à adopter un plan d’action à ce sujet.

Entre-temps, la FTQ maintiendra sa pression sur le gouvernement par diverses actions et manifestations, indique le secrétaire général René Roy. La «résistance» se poursuivra donc sur divers fronts, jusqu’à la grève générale s’il le faut.

«Nous allons consulter nos membres dans les syndicats locaux sur trois questions, dit le président de la FTQ. Sont-ils prêts à faire la grève si le gouvernement libéral présente des projets de loi qui auront pour effet de diminuer nos droits et nos conditions de travail ou si l’application de projets de loi déjà adoptés vient perturber l’état des relations de travail ? Est-on capable de déclencher la grève très rapidement au besoin?»

Appel au dialogue
«Nous sommes toujours sur nos gardes et nous ne prenons rien pour acquis, ajoute Henri Massé. Mais si le gouvernement veut composer avec nous, on verra.» La centrale, dans son message de fin d’année, a lancé au gouvernement Charest un appel pressant à «renouer un véritable dialogue avec les syndicats et les organisations représentatives de la société civile».

«Ce gouvernement, dit René Roy, a ouvert en 2003 une brèche importante dans la paix sociale relative instaurée au Québec, en particulier avec sa loi 31 qui favorise la sous-traitance de «cheap labor» et sa loi 30 qui attaque de front l’existence même de nos syndi- cats dans la santé. La FTQ se mobilisera en appui à ses syndicats chaque fois qu’ils devront livrer des luttes sur la sous-traitance contre un employeur. Elle fera aussi du rappel de la loi 31 un enjeu des prochaines élections.»

Par ailleurs, la FTQ talonnera le gouvernement Charest pour faire aboutir ses revendications de longue date sur trois enjeux : la prévention en santé et sécurité du travail; l’encadrement législatif des fermetures d’entreprises et des licenciements collectifs, ainsi que l’aide aux travailleurs âgés licenciés.