Grève de 24 heures lundi chez Bombardier Aéronautique

Le président Michel Lauzon, au moment de l'annonce du vote de moyens de pression et de grève à 98,2 % des 6 000 membres présents, le 23 mars dernier.

Le président Michel Lauzon, au moment de l'annonce du vote de moyens de pression et de grève à 98,2 % des 6 000 membres présents, le 23 mars dernier.

Le 28 mars 2002 - Les syndiqués de Bombardier Aéronautique, membres de la FTQ, feront une grève de 24 heures à compter de 6 heures du matin lundi le 1er avril, annonce M. Michel Lauzon, président de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA-FTQ). Le syndicat représente près de 8 000 salariés dans les trois usines de Saint-Laurent, Dorval et Mirabel. Entre-temps, les négociations se poursuivent entre le syndicat et l’employeur.

Les moyens de pression ont commencé lundi le 25 mars alors que les syndiqués ont refusé de faire dorénavant des heures supplémentaires. Les membres de la FTQ chez Bombardier ont voté samedi dernier, dans une proportion de 98,2%, en faveur du déclenchement de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève illimitée. Le contrat de travail est échu depuis le 30 novembre dernier. Le syndicat réclame notamment des hausses de salaire de 5% par année dans un contrat de trois ans. Il veut également abaisser l’âge de la retraite, sans pénalité, de 60 à 58 ans, pour permettre l’embauche de plus jeunes salariés.

L’AIMTA représente près de 15 000 membres au Québec, en grande majorité dans l’industrie aérospatiale et aérienne. Le syndicat est en négociations actuellement pour deux autres groupes importants de membres : chez le fabricant de moteurs d’avions Rolls-Royce à Lachine (1 200 salariés) et chez le fabricant de cuisinières Électrolux à L’Assomption (1000 salariés).

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.