Grève à la Canada Steamship Lines : La FTQ dénonce l'embauche de briseurs de grève par la compagnie du ministre Paul Martin

Le 28 février 2002 – La FTQ a vivement dénoncé aujourd’hui la compagnie Canada Steamship Lines (CSL), qui a fait paraître dans les journaux des annonces offrant des emplois de briseurs de grève alors qu’un arrêt de travail légal de ses officiers mécaniciens est en cours depuis le 1er décembre.

« La compagnie, dont le siège social est à Montréal, est la propriété en fidéicommis du ministre fédéral des Finances Paul Martin, rappelle le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy. Même si le Code fédéral du travail n’est pas aussi étanche que le Code québécois pour contrer l’embauche de « scabs », le comportement de la Canada Steamship Lines est carrément odieux. Nous demandons au ministre Martin d’utiliser ses contacts auprès de la direction de la compagnie pour faire cesser ces pratiques antisyndicales exécrables. »

La grève a été déclenchée par 150 officiers mécaniciens membres du Syndicat canadien des officiers de marine marchande (SCOMM), affilié à la FTQ. Les syndiqués travaillent à bord d’une quinzaine de navires de la CSL qui sillonnent le Saint-Laurent et les Grands Lacs. La grève touche aussi trois autres compagnies maritimes : Algoma Central Marine, N.M. Patterson et P & H Shipping, cette dernière ayant été acquise récemment par la CSL.

« La FTQ soutient entièrement les grévistes qui ne veulent que protéger les acquis de leur convention collective échue depuis le 30 juin dernier, dit M. Roy. Nous n’avons que six grèves et lock-out en cours actuellement chez des syndicats de la FTQ et cette grève implique le plus grand nombre de salariés. Nous invitons tous les autres travailleurs de l’industrie maritime à manifester leur solidarité à l’égard de leurs camarades. »

Le président du SCOMM, M. Richard Vézina, rappelle les principaux points en litige : la santé et la sécurité au travail, le fonctionnement du bureau d’embauche syndical et les promotions. Les parties se sont entendues sur les salaires et la durée de la convention (cinq ans).

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.