Gouvernement Harper et Postes Canada « Les conservateurs s’acharnent sur le Québec. Un peu plus et ils vont nous mettre à la porte ! » — Michel Arsenault, président de la FTQ

Montréal, le 28 mars 2013. − « Décidément, le gouvernement Harper s’en prend aux Québécois et aux Québécoises. Cette fois, c’est en coupant dans les effectifs de Postes Canada et en fermant comptoir par-dessus comptoir que les conservateurs maintiennent leur offensive. On peut croire, sans aucune gêne, que les conservateurs en ont contre le Québec tout entier qui n’a pas voté massivement pour eux aux dernières élections. »

C’est ainsi que le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a commenté la vague de fermetures de comptoirs postaux. C’est maintenant le comptoir de Sainte-Anne-de-Bellevue qui est visé et qui s’ajoute aux 16 succursales qui ont fermé récemment leurs portes au Québec, dont 10 à Montréal. On parle aussi de ceux de Victoria, de Snowdon et de Notre-Dame-de-Grâce. Comparativement aux autres provinces, c’est le Québec qui écope le plus.

« C’est vraiment inquiétant, ajoute le président de la FTQ, puisque, au vu du dernier budget, le gouvernement Harper agit de façon aveugle, sans mesurer les conséquences de ces gestes. Ce n’est ni plus ni moins à la privatisation d’un grand service public qu’on assiste. Et quand ce n’est pas la fermeture de comptoirs, c’est à une diminution draconienne des effectifs qu’on procède, tout en imposant des journées de travail de douze ou treize heures et l’allongement des trajets quotidiens. Pourtant, on pourrait faire mieux, comme ajouter de nouveaux services, par exemple les banques postales en ligne. »

Pour la FTQ, il faut juger le gouvernement fédéral à ses actes. Avec le saccage de l’assurance-emploi, l’empiétement sur les compétences provinciales en matière de formation de la main-d’œuvre, l’abolition du crédit d’impôt pour les fonds de travailleurs et la série d’attaques contre les syndicats (lois spéciales, loi C-377, etc.), les conservateurs poursuivent leur politique du « moins d’État », en privatisant et en détériorant les services à la population.

« Décidément, ce gouvernement se comporte de plus en plus comme s’il voulait nous mettre à la porte ! », a conclu Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.