« Gildan n’est pas à la rue, loin de là. Jusqu’où l’entreprise poussera-t-elle le bouchon pour baisser ses coûts de production? » - Henri Massé, président de la FTQ

Fermeture de l’usine Gildan de la rue Louvain

Photo de Henri Massé

Crédit: Martine Doyon

Montréal, 28 mars 2007 – « C’est inacceptable que Gildan, une entreprise qui affiche un chiffre d’affaires annuel de 975 millions de dollars et un bénéfice net de 15,6 millions de dollars pour le seul premier trimestre de 2007, ferme de façon cavalière son usine de la rue Louvain, à Montréal, sous le seul prétexte de baisser ses coûts de production », a fait valoir le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Henri Massé, réagissant à la fermeture annoncée hier à Montréal.

« À la limite on pourrait comprendre qu’une entreprise en sérieuses difficultés financières jongle avec l’idée de fermeture pour tenter de sauver les meubles. Mais ici on parle d’un géant dans le marché du T-shirt et du coton ouaté dont le chiffre d’affaires du premier trimestre de 2007 est en hausse de 54,4 % sur le premier trimestre de 2006.

« Dans un tel contexte, on peut parler sans pudeur de capitalisme sauvage. Jusqu’où une entreprise extrêmement rentable et en bonne santé financière va-t-elle pousser ce qu’elle appelle sa restructuration au nom de la compétitivité et des coûts de production. Ça ne tient pas la route, cette entreprise ne ferait pas de tels profits si elle n’était pas concurrentielle », a conclu Henri Massé.

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Source : FTQ
Renseignements : Louis Cauchy, 514 235-3996