Gala national du concours Chapeau les filles!

« Les lauréates sont à l’honneur et je salue leur détermination! »
— Louise Mercier, vice-présidente FTQ

Montréal, le 7 mai 2012 – Pour une quatorzième année consécutive, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) est heureuse de contribuer au concours Chapeau les filles!, une initiative originale visant à faire connaître le choix de celles qui se sont tournées vers une profession ou un métier traditionnellement masculins.

La FTQ offre trois prix Équité de 2 000 $ chacun pour les volets respectifs de la formation universitaire, de la formation professionnelle et de la formation technique. Ces prix se veulent un encouragement pour les travailleuses qui veulent réorienter leur parcours vers des emplois plus prometteurs et hors des sentiers battus.

La centrale syndicale offre également en commandite une somme de 5 000 $ afin de soutenir la promotion du concours à travers le Québec, dans les écoles, les collèges et les universités.

La FTQ salue les lauréates

« Les lauréates sont à l’honneur et je salue leur détermination », dit Louise Mercier, vice-présidente de la FTQ. « Elles sont souvent des pionnières qui ont décidé de réaliser leur rêve dans les châteaux forts masculins malgré toutes les embûches. Elles offrent un modèle qui sort des sentiers battus, mais elles servent la cause de toutes les femmes, trop souvent confinées dans des emplois féminins, caractérisés par des conditions de travail difficiles, marquées par la précarité, des salaires inférieurs et la non-syndicalisation. C’est un apport incontestable qui favorise l’équité en emploi. »

Des efforts à poursuivre

Pour la FTQ, ce concours trouve toute justification dans des statistiques éloquentes. « La proportion des femmes dans l’ensemble des catégories professionnelles traditionnellement féminines (services, soins d’éducation, travail de bureau) continue de dépasser les 80 %, alors que les hommes se répartissent dans un éventail beaucoup plus large d’emplois. Parmi les 50 programmes professionnels et techniques dits
 » d’avenir « , 43 sont majoritairement masculins et très peu de femmes y sont inscrites. De plus, seulement 7 % des personnes qui participent au
Programme d’apprentissage en milieu du travail sont des femmes », explique le secrétaire général de la FTQ, Daniel Boyer.

Le dirigeant souligne que les filières non traditionnelles représentent un excellent moyen de favoriser l’équité en emploi.

Pour Louise Mercier, « … il faut travailler sur plusieurs plans si l’on veut en arriver, un jour, à instaurer la pleine égalité économique entre les femmes et les hommes. L’un d’eux, c’est la diversification des choix de carrières pour les femmes. La réussite scolaire des femmes n’a malheureusement pas assez d’écho sur le marché du travail, alors que l’on constate un taux élevé de diplomation. La voie des professions et des métiers traditionnellement masculins représente un excellent moyen d’accroître l’égalité en matière d’emploi. »

Plus de 200 000 femmes dans tout le Québec

Parmi ses 600 000 membres, la FTQ compte plus de 200 000 femmes, ce qui en fait la centrale la plus représentative des travailleuses syndiquées au Québec. Celles-ci se retrouvent dans tous les secteurs et milieux de travail, publics ou privés.

Elles sont dans la restauration, l’hôtellerie, le commerce de détail, la santé, l’éducation, les sociétés d’État et organismes publics, les communications, l’entretien ménager, les bureaux, les caisses populaires, le textile, le vêtement… Un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois traditionnellement masculins, dans les usines, l’aérospatiale, la construction, la métallurgie, les municipalités ou le transport.