Fête internationale des travailleuses et des travailleurs

La FTQ invite ses membres à descendre dans la rue!

Les membres de la FTQ sont invités à se rendre en grand nombre dans les rues de Montréal le samedi 29 avril prochain afin de souligner la fête internationale des travailleuses et des travailleurs et de crier haut et fort qu’ils sont toujours debout et mobilisés malgré les attaques répétées du gouvernement Charest.

«Une marche nationale de solidarité pour souligner la fête des travailleuses et des travailleurs c’est primordial. Cela a un impact réel sur les politiciens qui obtiennent ainsi le pouls de la population, un peu comme lors d’un sondage d’opinion publique» fait remarquer le président de la FTQ, Henri Massé.

Celui-ci rappelle les enjeux majeurs pour lesquels des milliers de personnes sont attendues dans les rues. «Nous sommes devant un gouvernement qui s’est servi de la période des fêtes pour fouler au pied le droit fondamental à la libre négociation dans le secteur public et qui a imposé une politique salariale qui va appauvrir les travailleuses et les travailleurs qui ont déjà un sérieux rattrapage à faire avec le secteur privé», de souligner le confrère Massé.

Secteur industriel: l’urgence d’agir

Pour Henri Massé, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire que les membres soient dans la rue pour que le gouvernement prenne acte de l’urgence de la situation dans le secteur industriel et propose des mesures d’urgence costaudes et concrètes pour venir en aide aux travailleurs et aux travailleuses. « Des milliers de femmes et d’hommes sont mis à pied au Québec, principalement dans le secteur industriel. Ce secteur est en train de passer au feu et les deux paliers de gouvernement ont démissionné», déplore Henri Massé.

La qualité des emplois de plus en plus menacée

Le président de la FTQ se dit également très inquiet de l’immobilisme du gouvernement dans le contexte économique actuel. «Les statistiques vont bien mais l’économie va très mal». En effet, les dernières statistiques démontrent que bien que le nombre d’emplois augmente, les revenus gouvernementaux provenant de l’emploi diminuent car la qualité des emplois créés est de plus en plus médiocre. «C’est tout un drame qui s’en vient. Des travailleuses et des travailleurs qui ne pourront pas joindre les deux bouts, qui pourront encore moins préparer leur retraite. Il est essentiel, si nous voulons que ce gouvernement bouge pour régler la crise dans ce secteur, de descendre dans la rue et de manifester notre mécontentement», affirme-t-il.

Pour la FTQ, il est clair que la dégradation de la qualité des emplois aura des impacts sérieux sur la sauvegarde des services publics et des conditions de vie des Québécoises et des Québécois. «Nous sommes en train de perdre des emplois à 15, 20,30 $ de l’heure, remplacés, le plus souvent, par des emplois au salaire minimum ou presque sans aucune protection sociale. Dans le seul secteur du vêtement, c’est plus de 20 000 emplois perdus dans les deux dernières années alors que le secteur de la foresterie connaît une véritable hémorragie. L’ensemble du secteur industriel est en train d’y passer et aucune mesure n’est prise envers la Chine alors que les États-Unis et les gouvernements européens l’ont fait dans plusieurs domaines».

L’appel est lancé, les enjeux sont considérables et la détermination et la mobilisation de la population québécoise seront cruciales pour la suite des choses.

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