Fermeture de l'Imperial Tobacco à Saint-Henri - Le syndicat a négocié les meilleures conditions

<i>Photo Serge Jongué

Photo Serge Jongué

« Nos membres étaient en état de choc en juin dernier, mais il a bien fallu négocier les conditions de la fermeture. Le syndicat a donc négocié les meilleures conditions de départ pour ses membres », nous a déclaré Micheline Labrecque, la dynamique présidente du syndicat des 420 salariés de l’Imperial Tobacco à Saint-Henri.

C’est le 31 mars prochain que l’usine presque centenaire du Sud-Ouest de Montréal cessera totalement ses activités, alors que la production aura été transférée à Guelph, en Ontario.

La consoeur Labrecque est présidente de la section locale 234 du Syndicat international de la boulangerie, confiserie, tabac et meunerie (SITBCTM-FTQ). Le syndicat local a été fondé en 1942 et il a dû faire la grève pour signer son premier contrat. Au fil des années, il a réussi à négocier des conditions de travail et de salaire bien au-dessus de la moyenne. Il a également négocié des indemnités généreuses pour ses membres frappés par la fermeture, dont l’âge moyen est de 48 ans.

Vers Guelph ou ailleurs
Pas moins de 140 syndiqués ont accepté d’aller travailler à Guelph grâce à une importante incitation financière. Près d’une centaine partent à la retraite dans de bonnes conditions. Un comité de reclassement a été mis sur pied pour aider les autres à se trouver un nouvel emploi, après avoir touché une forte indemnité de départ.
« Nous venions de fêter nos 60 ans de vie syndicale l’an dernier.

Heureusement, c’est grâce à notre syndicat que nous pouvons passer à travers cette fermeture, même si elle reste douloureuse », conclut Micheline Labrecque.

Le SITBCTM représente également le personnel des deux autres usines de tabac au Québec, R.J.R. MacDonald dans l’est de Montréal et Rothmans à Québec.