Équité salariale : L'intersyndicale demande une rencontre avec le premier ministre

Montréal, le 2 décembre 2002 – Les présidentes et présidents des organisations de l’intersyndicale, composée de la CSN, la CSQ, la FIIQ, la FTQ et du SFPQ, ont demandé une rencontre avec le premier ministre du Québec, Bernard Landry, afin d’exiger de son gouvernement qu’il livre la marchandise dans le dossier de l’équité salariale concernant les quelque 300 000 salarié-es que ces organisations syndicales représentent.

Cette rencontre est devenue nécessaire alors que le vendredi 29 novembre, les représentants du Conseil du trésor, accompagnés par des représentants de comités patronaux de négociation et des différents ministères, apprenaient à ceux de l’intersyndicale que le calendrier de travail dans le dossier de l’équité salariale était clairement remis en cause, allant même jusqu’à évoquer la possibilité que les travaux se poursuivent jusqu’en juin et peut-être même septembre prochain.

Informés des nouveaux développements, les représentantes et les représentants de l’intersyndicale convenaient dès lors de demander rapidement une rencontre avec le premier ministre, afin de s’assurer que ce dernier donne tous les mandats nécessaires pour que les travaux se poursuivent et se concluent dans les plus brefs délais.

Les porte-parole de l’intersyndicale reprochent au gouvernement d’envisager, d’ici le 31 décembre prochain, des rajustements partiels qui, de plus, se baseraient sur les travaux qu’il avait faits par le passé. Il dit vouloir procéder à ces rajustements afin de répondre aux obligations légales qu’il a envers la Commission de l’équité salariale (CES).

« Si nous avons demandé au gouvernement d’effectuer de nouveaux travaux, c’est justement parce que nous refusons les résultats de ceux effectués par le passé. En procédant à des rajustements maintenant, le gouvernement jetterait une confusion extrême dans nos rangs. Les travaux menés actuellement s’effectuent avec un plan d’évaluation différent de celui qui a mené au rapport gouvernemental déposé à la CES le 20 novembre 1998. De plus, le nouveau plan d’évaluation a été convenu entre le Conseil du trésor et l’intersyndicale. En novembre 2001, le Conseil du trésor avait informé la CES qu’un accord était intervenu entre le gouvernement et l’intersyndicale afin de concrétiser les travaux déjà enclenchés entre les parties qui, nécessairement, devraient produire de nouveaux résultats. De ce fait, le versement des rajustements, en fonction des nouvelles valeurs, était prévu pour la fin de ces travaux », rappellent les porte-parole syndicaux.

Bref, lors de cette rencontre avec le premier ministre, les porte-parole de l’intersyndicale exigeront du gouvernement qu’il mette tout en œuvre pour qu’enfin l’équité salariale soit réalisée dans le secteur public québécois dans les meilleurs délais et qu’il procède au versement des rajustements issus de la nouvelle démarche alors que nous aurons convenu d’une entente satisfaisante en matière d’équité salariale. « Si la volonté politique est là, les ressources nécessaires seront mises à contribution pour régler le dossier. Les travaux de l’intersyndicale ont débuté à la suite de la proposition gouvernementale faite le 9 avril 2001. Il est plus que temps que ceux-ci trouvent leur aboutissement », de déclarer les présidences des organisations de l’intersyndicale.