Équité salariale à l'Université Laval : « Un message clair aux employeurs » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Montréal, 8 août 2000 - « Le verdict du Tribunal québécois des droits de la personne en ce qui concerne l’équité salariale à l’Université Laval est un message clair envoyé aux employeurs qui se traînent les pieds dans ce dossier d’une très grande importance », a déclaré ce matin M. René Roy, secrétaire général de la FTQ.

Monsieur Roy souligne que ce sont des membres de la FTQ qui bénéficieront de ce verdict du Tribunal, qui ordonne à la direction de l’université de verser près d’un demi-million de dollars à 131 membres du personnel de bureau, soit 110 femmes et 21 hommes, en raison d’un système de rémunération jugé discriminatoire en fonction du sexe. Les membres du personnel de soutien de l’Université Laval sont représentés par la section locale 2500 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), qui y compte 1600 membres. Le SCFP représente le personnel de soutien de presque toutes les universités québécoises.

Monsieur Roy rappelle que les fonctionnaires fédéraux, représentés par un autre syndicat de la FTQ, l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), ont également gagné une bataille sur l’équité salariale récemment à la suite d’un jugement du Tribunal canadien des droits de la personne.

Monsieur Roy dénonce par ailleurs la volonté des employeurs de retarder l’application de la Loi québécoise sur l’équité salariale. Cette loi, adoptée en 1997, stipule que d’ici le 21 novembre 2001, l’ensemble des quelque 35 000 entreprises concernées devront avoir identifié les écarts salariaux entre les emplois à prédominance masculine et féminine et, le cas échéant, avoir commencé à les corriger. Les entreprises auront ensuite quatre autres années pour rayer complètement les écarts.

« La ministre responsable, Mme Diane Lemieux, s’est engagée à faire appliquer la loi et elle a tout notre soutien à cet égard. Quant aux employeurs, ils n’ont qu’à se grouiller et à respecter la loi », conclut M. Roy.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres.