Entretien ménager des immeubles à bureaux : 4 500 membres de la FTQ sont appelés dimanche à voter pour des moyens de pression, dont la grève – Un point de presse avec Henri Massé suivra l'assemblée à Montréal

Montréal, 4 mai 2001- Près de 4 500 membres de la FTQ à l’emploi des plus grandes entreprises d’entretien ménager des immeubles à bureaux de la grande région de Montréal, de l’Estrie, de la Mauricie, du Centre-du-Québec et de l’Outaouais sont appelés dimanche (le 6 mai), sur la recommandation de leur direction syndicale, à voter en faveur du recours à des moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève, annonce M. Raymond Larcher, président de la section locale 800 de l’Union des employés et employées de service (UES-FTQ).

Une grande assemblée se tient à compter de 10 heures dimanche à l’Université du Québec à Montréal (coordonnées ci-dessous). Le président de la FTQ, M. Henri Massé, y prendra la parole à la clôture vers 11 h 30.

Le syndicat négocie avec l’Association des entrepreneurs de services d’édifices, qui regroupe notamment tous les grands employeurs : Distinction, Empire, Les Services ménagers Roy, Allied, Montcalm, For-Net, Unico et Sanibec. La convention collective est échue depuis le 4 septembre.

Le contrat négocié servira de base au décret gouvernemental qui fixe les conditions de travail de base pour près de 8 000 salariés de l’entretien ménager, syndiqués et non syndiqués. Les femmes forment les deux tiers de la main-d’œuvre, les travailleuses et travailleurs immigrants 40 %.

Les demandes syndicales

Les principales demandes syndicales portent sur l’allégement de la charge de travail, la sécurité d’emploi, les mouvements de personnel et les salaires. Sur ce dernier point, le syndicat souligne que les salaires ont été gelés pendant six ans au cours des dix dernières années. Il réclame donc des hausses de 6 % (75 cents l’heure) par année pour un contrat de trois ans. Le salaire horaire moyen est actuellement de 12,15 $ l’heure pour les travaux lourds et de 11,75 $ pour les travaux légers. Il est de 12,65 $ l’heure pour les laveurs de vitres.

Les négociations ont débuté il y a plus d’un an, en avril 2000. Le ministère du Travail a nommé récemment un conciliateur pour aider les parties. Une autre séance de négociations est prévue le 9 mai.

« La bataille actuelle vise essentiellement à revaloriser un métier dont nos membres veulent être fiers », conclut M. Raymond Larcher, porte-parole du comité syndical de négociations.

Convocation des médias :

Les médias sont invités à 11 h 30 du matin le dimanche 6 mai, vers la fin de l’assemblée qui se tient à l’Université du Québec à Montréal, au Pavillon Judith-Jasmin, salle Marie-Gérin-Lajoie (J-M400), 405, rue Sainte-Catherine Est à l’angle de Saint-Denis. Un point de presse est prévu vers midi avec MM. Henri Massé, président de la FTQ, et Raymond Larcher, président de l’UES-800.