Entente de principe pour l'AFPC : Vote des fonctionnaires fédéraux ces jours-ci

Jérôme Turcq, vice-président pour le Québec de l'AFPC et vice-président de la FTQ.

Jérôme Turcq, vice-président pour le Québec de l'AFPC et vice-président de la FTQ.

Les 87 000 fonctionnaires membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), dont 23 000 au Québec affiliés à la FTQ, se prononcent ces jours-ci sur une entente de principe intervenue entre leur syndicat et le gouvernement fédéral à la mi-septembre. Deux équipes de négociation recommandent à leurs membres d’accepter l’entente et les deux autres recommandent de la rejeter.

Les 87 000 fonctionnaires membres de l’Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), dont 23 000 au Québec affiliés à la FTQ, se prononcent ces jours-ci sur une entente de principe intervenue entre leur syndicat et le gouvernement fédéral à la mi-septembre. Deux équipes de négociation recommandent à leurs membres d’accepter l’entente et les deux autres recommandent de la rejeter.

L’employeur offre une augmentation générale des salaires de 3,2 %, 2,8 % et 2,5 % sur trois ans, ainsi que deux jours de congé payés additionnels et divers ajustements et primes, selon les secteurs d’emploi.

La grève tournante de la fin de l’été avait été interrompue en raison du drame qui a touché New York et Washington, le 11 septembre. Elle n’a jamais repris, par mesure de sécurité pour les membres et la population canadienne ainsi que par solidarité pour les confrères et consoeurs américains ainsi que leurs familles touchées.

Les membres ont fait leur part
«Depuis dix ans, soit depuis 1991 au moment où nous avions été ramenés au travail par la loi, les salaires des fonctionnaires fédéraux n’ont augmenté que de 9,8 %, dit Jérôme Turcq. Pendant la même période, on a réduit les effectifs de 25 %. Nos membres ont donc largement fait leur part pour permettre au gouvernement Chrétien d’accumuler d’énormes surplus budgétaires. C’est maintenant à leur tour d’être justement rémunérés pour les services qu’ils offrent à la population.»

Les contrats de travail des fonctionnaires fédéraux, cols blancs et cols bleus, étaient échus depuis un an. Le principal point en litige était les salaires : le gouvernement Chrétien offrait des augmentations variant entre 2 % et 2,5 % par année, selon les groupes, alors que le syndicat réclamait des hausses de 3,75 % à 5 % par année.

Ailleurs, comme à la Gendarmerie royale du Canada, dans les Forces armées et chez les hauts fonctionnaires, les hausses salariales atteignent jusqu’à 8,7 % par année.