« En agissant de façon molle, le ministre crée davantage d’inconvénients » - Henri Massé, président de la FTQ

Le projet de loi sur les heures d’affaires ne règle rien

Le président de la FTQ, Henri Massé et le directeur exécutif des TUAC et vice-président de la FTQ, Louis Bolduc

Le président de la FTQ, Henri Massé et le directeur exécutif des TUAC et vice-président de la FTQ, Louis Bolduc

Montréal, vendredi 1er décembre 2006 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), et le syndicat des travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) réagissent avec déception au projet de loi modifiant les heures d’affaires, déposé ce matin par le ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation, M Raymond Bachand.

Actuellement, il ne doit pas y avoir plus de quatre travailleurs sur le plancher après 21 heures la semaine et 17 heures les fin de semaine. Ce projet de loi ne fait donc que repousser l’application de la règle de quatre de 17 heures à 20 heures les samedi et dimanche.

Le ministre Bachand a manqué de courage

« Ce projet de loi ne corrige rien, on va continuer à faire travailler notre monde à des heures où il n’y a pas d’affluence, tard le soir et même la nuit. Le ministre aurait dû avoir le courage de régler ce litige une fois pour toutes en se ralliant à la proposition de la FTQ et des TUAC, à savoir d’ouvrir les épicerie de 8 heures à 21 heures sans égard au nombre d’employés, et ce 7 jours sur 7.

« En agissant de façon molle, le ministre crée d’avantage d’inconvénients pour notre monde sans rien régler», a déclaré le président de la FTQ, M. Henri Massé.

Bonjour la conciliation travail-famille!

« Nous l’avons dit au ministre et nous le répétons, entre 21 heures et 22 heures il n’y a qu’une moyenne de 6,6 clients dans les épiceries.

« Pour un gouvernement qui dit se préoccupé de la conciliation travail-famille c’est décevant. Québec semble oublier qu’il y a plus de 110 000 personnes qui travaillent dans le secteur de l’alimentation », a ajouté Louis Bolduc, directeur québécois des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) et vice-président de la FTQ.

Une position incompréhensible

« En abolissant la règle de quatre, le ministre aurait réglé tous les problèmes causés par le non-respect des heures d’affaires. Le ministre aurait également facilité la gestion du personnel et permis une meilleure qualité de vie à nos travailleurs.

« Il s’agit déjà d’une loi qui n’est pas respectée, qui engorge les tribunaux. Québec n’aura d’autre choix que d’embaucher d’autres inspecteurs. Il nous semble que l’argent des contribuables devrait servir à autre chose.

« La position du ministre dans ce dossier reste incompréhensible. Le débat reste ouvert et ne fera que s’amplifier. En prétendant apporter une solution partielle à un problème bien connu et documenté, le ministre Bachand est en train d’ouvrir un nouveau panier de crabes. À force de ne vouloir régler les problèmes qu’à moitié, il se prépare un nouveau front », ont conclu Henri Massé et Louis Bolduc.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres.

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Source : FTQ et TUAC
Renseignements : Jean Laverdière 514 893 7809