Dossier de Téléglobe inc. - Le SCEP dénonce le traitement inéquitable réservé au personnel syndiqué

Montréal, le 11 juillet 2002 – « Les offres que Téléglobe a présenté à ses employés syndiqués sont tout à fait inéquitables quand on les compare avec ce qui a été offert au personnel non syndiqué », a dénoncé Michel Ouimet, vice-président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier(SCEP-FTQ). Tel est le constat que fait le SCEP(FTQ) au terme de nombreuses tentatives de négociation pour ses membres qui perdent leur emploi.

Pas d’argent pour les syndiqués
Comme on le sait, les sérieuses difficultés financières de la compagnie Téléglobe ont engendré des compressions massives de personnel. Le syndicat en veut principalement au fait que le traitement réservé au personnel de bureau syndiqué (majoritairement féminin et qui a plusieurs années d’ancienneté) n’est pas équitable en comparaison de celui réservé au personnel non syndiqué. Dans les faits, il s’avère qu’une somme de 25 millions de dollars US a été dégagée par la compagnie BCE, avant son retrait, afin de régler les primes de départ des employés mis à pied. Le problème est que les syndiqués n’ont pas vu la couleur de cet argent. À l’exception des obligations légales, les représentants de la compagnie n’offrent rien aux employés syndiqués. « En moyenne, le personnel non syndiqué recevra des primes 12 fois plus élevées que celles de nos membres. Et ce qui est encore plus insultant, c’est le fait que des employés ayant plus de 20 ans d’ancienneté recevront moins que des employés non syndiqués qui n’ont que quelques années de service », a déploré monsieur Ouimet.

« Nous avons fait de nombreuses démarches afin de négocier à la hausse les conditions de départ de nos membres mais les administrateurs dont la sourde oreille et rien ne semble vouloir indiquer un changement d’attitude de leur part », a ajouté monsieur Ouimet.

Reconnaissance zéro
Au surplus, il faut souligner que depuis plus de 2 ans, les membres du SCEP-FTQ n’ont reçu aucune augmentation salariale. En effet, Téléglobe a demandé au syndicat, et ce, à plusieurs reprises, de repousser les négociations de la convention collective à une date ultérieure en raison des nombreuses restructurations dont elle a été l’objet ces derniers mois. « Compte tenu du contexte particulier que vivait la compagnie, nous avons démontré de la compréhension et beaucoup de patience et aujourd’hui, on constate que Téléglobe n’a aucune reconnaissance envers ses employés et le syndicat », a conclu monsieur Ouimet.

Le SCEP-FTQ est l’un des plus grands syndicats dans le secteur privé au Canada où il compte près de 145 000 et au Québec, 50 000. Le SCEP est le plus important syndicat dans le secteur des télécommunications.

Source : Syndicat canadien des communications , de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ)
Pour information : Marie-Andrée L’Heureux, représentante, (514) 384-9000, poste 248 ou (514) 916-7373 (cellulaire)