Développement local et régional - On veut continuer de s'impliquer

Danielle Casara, vice-présidente du Syndicat de la Banque Laurentienne (SEPB-434), et Jasmine Martin, du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain <br> <br><i>Photo Daniel Malette, Conseil régional FTQ Suroît

Danielle Casara, vice-présidente du Syndicat de la Banque Laurentienne (SEPB-434), et Jasmine Martin, du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain

Photo Daniel Malette, Conseil régional FTQ Suroît

«Ce n’est pas une loi qui va nous empêcher de nous impliquer au niveau local et régional.» Voilà ce qui ressort des discussions tenues par les 120 personnes réunies les 11 et 12 février pour réfléchir à la présence de la FTQ dans les différentes structures locales et régionales de développement.

Cette rencontre était devenue essentielle suite à l’élection du Parti libéral et à l’adoption de la loi 34 sur le développement local et régional. Plusieurs changements sont annoncés quant à la présence de la société civile au sein des CLD et des CRD, les conseils locaux et régionaux de développement.

Un bilan très positif
La journée du 11 février a permis de faire un bilan de notre présence dans le développement local et régional. «Nous sommes respectés et notre expertise est reconnue, notamment parce que nous avons une meilleure connaissance du marché du travail et du marché de l’emploi», constate-t-on. S’ajoute à cela l’importance des alliances réalisées avec d’autres acteurs issus des milieux sociaux et communautaires. Ces alliances ont fait en sorte que notre présence est maintenant sollicitée dans des dossiers où nous n’aurions pas été impliqués auparavant.

L’image du mouvement syndical
Par notre présence aux tables régionales de concertation, nous contribuons aussi à enrichir l’image de la FTQ et du mouvement syndical. Nous présentons une image non traditionnelle, un syndicalisme qui se préoccupe aussi de développement social et économique, un syndicalisme qui propose et qui est positif. Pour plusieurs, nous projetons maintenant l’image d’une institution sérieuse et crédible. Tout cela entraîne des changements d’attitude face au syndicalisme et une meilleure compréhension de nos objectifs.

René Roy, le secrétaire général de la FTQ, a résumé par une phrase-choc la deuxième journée de rencontre : «Ce n’est pas parce que l’on veut nous écarter qu’on va se laisser faire!» Notre volonté est claire : préserver nos acquis et notre place au sein du développement local et régional. Nous n’avons pas attendu le gouvernement pour nous donner des moyens de nous impliquer dans nos collectivités. Les Solides et les Fonds régionaux du Fonds de solidarité de la FTQ en sont des preuves marquantes.

D’ailleurs, nos invités, tant Isabelle Gobeil, du Conseil supérieur de l’éducation, que Patrick Duguay, du milieu de l’économie sociale, ou Jacques Fiset, du CLD de Québec, ont confirmé l’importance de la place de la société civile dans le développement local et régional.
La loi 34 est un dur coup pour le mouvement syndical. Mais les 120 représentants et représentantes de la FTQ à ces deux journées de rencontre n’ont pas l’intention de baisser les bras. «Là où nous sommes, il va falloir agir.» Il va falloir rapidement se donner un plan d’action pour protéger les acquis. Plusieurs appellent à la mobilisation en utilisant nos réseaux mais on compte surtout sur un soutien de la FTQ dans les régions via la concertation et la formation.