« Devant le mépris d’Ottawa qui ne cesse de ratatiner l’aide internationale, la FTQ appuie fortement l’initiative du gouvernement du Québec. » — Daniel Boyer, président de la FTQ

Mise en place d’une agence québécoise de solidarité internationale

Montréal, le 25 février 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) se réjouit de l’initiative du ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur (MRIFCE), Jean-François Lisée, qui annonçait le plan d’action pour la mise en place de l’Agence québécoise de solidarité internationale (AQSI) dans la foulée du rapport du comité de travail composé du MRIFCE et de l’Association québécoise de la coopération internationale (AQOCI).

Ce plan d’action s’inscrit dans la perspective d’une véritable politique québécoise de la solidarité internationale ouverte à tous les acteurs du développement, comme l’ont proposé la FTQ, la CSN et la CSQ en juin 2013 lors des consultations.

« Cette perspective est d’autant plus importante, vu le contexte mondial et les coupures draconiennes opérées par le gouvernement fédéral depuis 2012 qui privent le mouvement syndical et les organismes de coopération des moyens essentiels liés au développement et à la lutte contre l’extrême pauvreté et la violation des droits fondamentaux au Sud », explique Daniel Boyer, président de la FTQ.

La FTQ appuie le rapport du comité de travail qui vise à doter le Québec d’une approche novatrice et pluridisciplinaire axée sur les besoins et les droits des partenaires du Sud, en misant sur l’expertise québécoise.

La FTQ est active dans le domaine de la coopération syndicale depuis fort longtemps avec ses affiliés et particulièrement dans l’espace francophone en Afrique et en Haïti depuis 1990 au sein de la Francophonie syndicale internationale.

« La mondialisation et l’accroissement des inégalités commandent aujourd’hui une action plus énergique en matière de solidarité internationale et de justice sociale. La FTQ demeure convaincue de la nécessité d’agir en concertation avec tous les acteurs du développement international pour mieux répondre à cet impératif au cours des prochaines années », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.