Des pertes d'emplois

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Bien sûr, tous les secteurs de l’économie ne sont pas perdants. Il n’est pas non plus possible d’attribuer toutes les pertes d’emplois aux conséquences de la mondialisation. Mais certaines données sont inquiétantes. Aux Etats-Unis 395 000 emplois perdus depuis l’entrée en vigueur de l’ALÉNA. Au Canada dans la téléphonie, le transport et certains secteurs de la métallurgie, des milliers d’emplois ont été perdus. L’avenir de l’usine General Motors à Boisbriand est soumis aux diktats d’une transnationale. En janvier 2001, Daimler-Chrysler annonce, rationalisation oblige, une coupure de 3 000 à 6 000 postes. Qui profite des. nouvelles technologies ?

Les principaux groupes promoteurs de l’économie agissent à l’échelle mondiale et tentent d’imposer leur modèle comme le seul possible. La tâche leur fut facilitée grâce au développement sans précédent des technologies de l’information et des communications (TIC). Elles sont des outils déterminants dans les mains de ces promoteurs, qui s’en servent pour:

  • Étendre davantage leur contrôle.
  • Imposer une vision du développement économique qui ignore le social.
  • Présenter leur modèle comme incontournable et irréversible.
  • C’est la «pensée unique» dont le discours évince et ridiculise ceux et celles qui osent critiquer. Le mouvement syndical doit s’inscrire en faux contre ce discours réducteur.Nous devons, nous aussi, utiliser les technologies de l’information et des communications (TIC) en les mettant au service d’un projet de développement d’une mondialisation à visage humain.

    Une mondialisation porteuse de pauvreté
    L’effet le plus criant de la mondialisation est l’accroissement des écarts entre les riches et les pauvres.

    Sur la planète

  • Les 20 % des plus riches de la planète se partagent 86 % du revenu mondial.
  • 1 800 milliards $ US transigent à tous les jours sur le marché des changes.
  • Il y a 2,5 milliards de pauvres. Femmes et filles représentent près de 70 % de ce nombre.
  • Au Canada

  • 1,5 million d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté.
  • La pauvreté touche surtout des mères monoparentales et leurs enfants.
  • Seules nos solidarités syndicales et sociales viendront à bout des rapports économiques brutaux, sources de pauvreté ici et dans le monde.