Dernier jour à Porto Alegre

Accueil

La participation au Forum social mondial est tellement importante que la ville de Porto Alegre a recyclé les hangars du port pour en faire des salles de réunion.

La participation au Forum social mondial est tellement importante que la ville de Porto Alegre a recyclé les hangars du port pour en faire des salles de réunion.

La délégation de la FTQ quitte Porto Alegre un jour avant la fin mais revient avec des idées et des propositions pour notre action syndicale.

Stratégie pour défaire les négociations de la ZLÉA

L’Alliance sociale continentale (ASC), avec divers représentants et représentantes des réseaux des Amériques, a souligné les rendez-vous à venir dans les prochaines années que ce soit dans le cadre de réunions concernant la ZLÉA ou l’Organisation mondiale du commerce. On souhaite que les divers réseaux commencent, dès septembre 2002, des activités de consultation en vue d’une mobilisation pour avril 2003 lors de la rencontre des chefs d’État des Amériques à Buenos Aires en Argentine. Dans chaque pays, on choisira les moyens les plus appropriés à la culture de chacun. Certains songent par exemple à tenir un référendum national. D’autres réfléchissent à des activités d’éducation et de sensibilisation populaire. Les participants et participantes se sont aussi donnés rendez-vous en janvier 2003 à Porto Alegre au 3e Forum social mondial. Il faut souligner l’importance du soutien donné aux populations de Cuba (exclu du processus de négiociation dans les Amériques) et d’Argentine (vivant les pires effets de la mondialisation néolibérale).

Violence dans les milieux de vie et de travail

Nicole Bluteau, vice-présidente de la FTQ, a assisté à un panel sur la violence. Les conférencières et conférenciers ont rappelé le parcours de la violence faite aux femmes tant dans la vie domestique que dans les milieux de travail. L’approche qui est privilégiée pour combattre ce phénomène est celle de la reconnaissance de l’égalité entre les femmes et les hommes et d’un plus grand respect des enfants, filles mais aussi garçons, notamment par l’inclusion de la pornographie infantile comme crime contre l’humanité. Les gouvernements mais aussi les syndicats et tous les mouvements sociaux doivent s’impliquer davantage dans la résolution de ces problèmes. Des solutions concrètes ont été apportées: inscrire l’interdiction de la violence dans la loi de chacun des pays en y transposant le contenu des conventions internationales, inclure les violences sous toutes leurs formes (ex: viol conjugal; contrôle médical du corps des femmes; violences pour cause de lesbianisme), s’assurer que les lois soient effectivement appliquées. Mais les lois ne font pas tout. Il faut s’assurer de sensibiliser et d’éduquer les populations et de rendre visible la violence faite aux femmes. Ainsi, il a été suggéré que lors du 3e Forum social mondial, soit organisé un Tribunal international sur les violences faites aux femmes.

> [ Consultez toutes les nouvelles sur Pôrto Alegre dans la section Solidarité internationale ]