Décisions de la Commission de l'équité salariale dans le cas de Desjardins : Pour la FTQ, c'est « un véritable outrage aux travailleuses »

Montréal, 19 janvier 2001 - « Les décisions majeures que vient de rendre la Commission de l’équité salariale dans le cas du Mouvement Desjardins constituent un véritable outrage aux travailleuses, car ce qui a été fait chez Desjardins n’a rien à voir avec l’équité salariale. Comme il s’agit du plus gros employeur dans le secteur privé au Québec, ces décisions risquent d’avoir des retombées néfastes pour les autres travailleuses du secteur privé », a déclaré M. René Roy, secrétaire général de la FTQ, à la suite de la divulgation des décisions de la Commission.

La FTQ représente plus de 5000 travailleuses du Mouvement Desjardins par l’entremise de son Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau (SEPB, section locale 57), le plus important syndicat chez Desjardins.


« Ce que le syndicat craignait et décriait depuis longtemps est malheureusement arrivé : la Commission vient de rendre ses décisions dans la presque totalité des rapports sur l’équité salariale soumis par Desjardins et ils ont tous été approuvés, ajoute M. Roy. Les travailleuses sont tout simplement révoltées. Elles et leur syndicat ont été tenus complètement à l’écart du processus ayant mené aux décisions finales de la Commission ».


« Seul l’employeur a eu le droit de recevoir et de commenter le rapport d’analyse de la Commission, assorti de ses recommandations pour rendre les programmes conformes à la Loi sur l’équité salariale, indique Mme Francine Hébert, porte-parole du SEPB-FTQ. C’est un manque flagrant de justice naturelle compte tenu que ces programmes vont affecter en permanence les conditions salariales de toutes les travailleuses du Mouvement Desjardins. »


« Ce qui a été fait chez Desjardins n’est rien d’autre qu’une manipulation de la structure salariale, que l’employeur a pompeusement qualifiée d’équité salariale, conclut M. Roy. Nous n’en revenons tout simplement pas, c’est inadmissible, et nous n’allons pas nous laisser faire. La FTQ et son syndicat vont tenter par tous les moyens de faire casser ces décisions partiales. »


La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente près d’un demi-million de membres dont plus du tiers sont des femmes.