Décès de Lauraine Vaillancourt : « C'est une pionnière du mouvement syndical québécois qui nous quitte » – René Roy, secrétaire général de la FTQ

Lauraine Vaillancourt 1930-2005 <br> <br><b>Obsèques de Lauraine Vaillancourt </b><br>Un dernier hommage sera rendu le 6 juillet, à compter de 15 heures suivi d’une cérémonie à 19 heures. <br> Lieu :	Complexe funéraire Magnus Poirier <br>6825 rue Sherbrooke Est, Montréal <br>Téléphone : 514-727-2847 <br> <br><i>Toute marque de condoléances pourrait se traduire par des fleurs ou un don au centre hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay (des enveloppes seront disponibles au salon funéraire)</i>

Lauraine Vaillancourt 1930-2005

Obsèques de Lauraine Vaillancourt
Un dernier hommage sera rendu le 6 juillet, à compter de 15 heures suivi d’une cérémonie à 19 heures.
Lieu : Complexe funéraire Magnus Poirier
6825 rue Sherbrooke Est, Montréal
Téléphone : 514-727-2847

Toute marque de condoléances pourrait se traduire par des fleurs ou un don au centre hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay (des enveloppes seront disponibles au salon funéraire)

Montréal, 29 juin 2005 – « C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès d’une militante dévouée et entière de la FTQ et d’une pionnière du syndicalisme dans l’industrie du vêtement pour dames, a déclaré le secrétaire général de la FTQ, M. René Roy. Parce qu’elle avait été de toutes les luttes importantes, tout autant pour les ouvrières et ouvriers du vêtement que dans le dossier de la condition féminine à la FTQ, Mme Vaillancourt était connue et respectée de tous. »

Le président Henri Massé se joint au secrétaire général et aux membres du Bureau de la FTQ pour offrir ses plus sincères condoléances aux membres de sa famille, de qui elle a été proche toute sa vie. Quelques-uns d’entre eux ont d’ailleurs suivi les traces de leur mère et sont impliqués socialement et politiquement.

Un parcours édifiant

Dès l’âge de 14 ans, elle entre sur le marché du travail dans un atelier de couture et réclame, quelques mois plus tard, un poste de presseuse, postes jusque-là réservés aux hommes. Elle devient donc, à quinze ans, la première femme presseuse. Après quelques années d’interruption pour élever ses enfants, elle revient dans l’industrie du vêtement et sera la première femme à occuper le poste de présidente de la section locale 439 de l’Union internationale des ouvriers et ouvrières du vêtement pour dames (UIOVD), aujourd’hui Conseil du Québec Unite Here.

En 1982, son syndicat lui confie le dossier de la condition féminine. Elle défend avec acharnement la cause des femmes dans son syndicat, puis, quelques années plus tard à la FTQ, où elle deviendra, en 1987, une des vice-présidentes. Elle siégera par la suite au conseil d’administration du Fonds de solidarité.

Son implication ne se terminera pas quand elle quitte le mouvement syndical. Elle se tourne alors vers le communautaire et occupera la présidence du Conseil d’administration de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Ahuntsic-Cartierville pendant sept ans.

Dans le cadre des célébrations du quinzième anniversaire des CDEC en 2002, elle a été honorée par ces dernières lors d’une cérémonie spéciale. La même année, elle était récipiendaire de la Médaille de l’Assemblée nationale.

« Nous perdons une grande militante, une femme engagée qui s’est toujours battue avec vigueur pour la cause des travailleurs et plus particulièrement des femmes, a conclu M. Roy. Elle a défoncé des portes et nous lui en savons gré. »

Âgée de 74 ans, Mme Vaillancourt est décédée, dans la soirée du 27 juin, à la suite d’une courte maladie.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-milllion de membres.