Déblocage dans les négociations au Journal de Québec

Près de 200 employés du Journal de Québec ont participé à cette importante assemblée tenue mardi, à 18 heures. Depuis le début de l’automne, la participation aux assemblées générales atteint des sommets jamais vus en 36 ans d’histoire.  <br>Photo Service de l’information SCFP

Près de 200 employés du Journal de Québec ont participé à cette importante assemblée tenue mardi, à 18 heures. Depuis le début de l’automne, la participation aux assemblées générales atteint des sommets jamais vus en 36 ans d’histoire.
Photo Service de l’information SCFP

Ça bouge au Journal de Québec. Réunis en assemblée générale en début de soirée, les employés de bureau, de la rédaction, de l’imprimerie et les représentants publicitaires ont entériné à 98,8% l’entente de principe intervenu entre leurs syndicats et l’employeur. Cette entente vient régler le litige qui opposait la direction du Journal à ses employés au sujet du régime de retraite.

Pour Lise Guay, conseillère syndicale SCFP, «c’est la présence et le soutien des membres qui a fait la différence dans ce déblocage dans les discussions avec la direction du Journal de Québec» avant d’ajouter que «la porte est maintenant ouverte à des négociations intensives sur la convention collective elle-même, d’ici à Noël.»

Toute la question du contrôle des surplus actuariels était au cœur des discussions. Cette question est maintenant réglée. Un comité paritaire de huit membres (employeur/syndicats SCFP) permettra de disposer des surplus à l’avenir et, en cas de désaccord, les parties ont déjà convenu d’une mécanique précise pour encadrer les différends qui pourraient survenir. Si les parties n’arrivent à s’entendre dans l’avenir, c’est un actuaire-arbitre, choisi d’un commun accord des parties, qui devra trancher. Toutefois, cet arbitre aura comme seul mandat de choisir l’une ou l’autre des hypothèses (par exemple, l’utilisation des surplus) qui lui serait soumise, soit celle du patron ou celle des syndicats. Du côté syndical, on considère qu’une telle mécanique de règlement des conflits devrait inciter tout le monde à s’entendre avant de s’adresse à un tel arbitre.

Les employés du Journal de Québec sont représentés par quatre unités syndicales distinctes affiliées au SCFP, soit le 1450 (rédaction), le 1872 (l’imprimerie), le 2808 (le bureau) et le 3208 (réprésentants publicitaires). L’assemblée générale d’aujourd’hui regroupait les membres de ces quatre syndicats locaux.