De nouveaux liens avec l'Algérie

<b>En haut:</b> Plate-forme de forage à Hassi Messaoud, à 800 km au sud d’Alger en plein désert, le plus grand champ pétrolifère du pays avec une superficie de 2 000 km2 <br> <br><b>Sur la photo du bas: </b>La délégation du SCEP en compagnie de syndicalistes algériens, lors de la visite des installations pétrochimiques de Sonatrach, à Arzew en Algérie : Joseph Gargiso, vice-président administratif SCEP-Québec et chef de la délégation; Daniel Cloutier, conseiller syndical; Jacques Vanier, Michel Guerriat et Jean-Yves Charland, respectivement président, vice-président et membre de la section locale 175 du SCEP (Pétro-Canada); Mohand Tessa, représentant du Fonds de solidarité FTQ.

En haut: Plate-forme de forage à Hassi Messaoud, à 800 km au sud d’Alger en plein désert, le plus grand champ pétrolifère du pays avec une superficie de 2 000 km2

Sur la photo du bas: La délégation du SCEP en compagnie de syndicalistes algériens, lors de la visite des installations pétrochimiques de Sonatrach, à Arzew en Algérie : Joseph Gargiso, vice-président administratif SCEP-Québec et chef de la délégation; Daniel Cloutier, conseiller syndical; Jacques Vanier, Michel Guerriat et Jean-Yves Charland, respectivement président, vice-président et membre de la section locale 175 du SCEP (Pétro-Canada); Mohand Tessa, représentant du Fonds de solidarité FTQ.

La FTQ entretient des liens avec l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) depuis plusieurs années. En 2000, le président Henri Massé a séjourné en Algérie et le Fonds de solidarité FTQ y avait envoyé une petite équipe pour échanger avec les représentants de l’UGTA et appuyer ses démarches pour la mise en place d’un fonds syndical d’investissement pour l’emploi, à l’exemple du Sénégal. Les échanges aux niveaux gouvernemental et syndical avaient été fructueux et la presse algérienne en avait fait grand état.

L’automne dernier, le Syndicat des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ) y a envoyé une délégation pour échanger avec la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC).

Les premiers contacts du SCEP avec l’Algérie remontent à l’automne 2000. La Fédération affiliée à l’UGTA, qui représente 160 000 membres, s’était montrée intéressée par une visite chez nous qui s’est concrétisée en juillet 2002. Au programme, outre la formation syndicale et l’échange d’expertise, on a visité la raffinerie de Pétro-Canada à Montréal, où 275 travailleurs et travailleuses sont membres de la section locale 175 du SCEP. Puis, fin septembre 2002, le confrère Mohamed Lakhdar Bedreddine, secrétaire général de la fédération, s’est adressé aux congressistes du SCEP réunis à Toronto.

Un moment fort
En octobre dernier, la délégation du SCEP est arrivée à Alger à un moment fort des activités de la FNTPGC qui se mobilisait contre un avant-projet de loi sur les hydrocarbures. Les syndicalistes algériens rejettent cette pièce législative parce qu’elle mènerait à la privatisation des ressources pétrolières et gazières, l’unique levier économique du pays.

«L’Algérie montre une ouverture à la co-entreprise de sa société nationale du pétrole avec des partenaires étrangers du secteur privé, explique Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP au Québec. Une des entreprises qui a déjà investi dans l’exploitation en Algérie est Pétro-Canada. Il y a donc des débats à l’heure actuelle entre les deux organisations syndicales à ce sujet.»

«L’accueil a été chaleureux et les échanges très enrichissants, dit le chef de la délégation. Mais on sent que la société algérienne se remet difficilement de ses années de lutte au terrorisme qui n’est toujours pas totalement enrayé.

«Même si les contextes économique, politique et culturel de nos deux pays sont différents, la consolidation de nos liens doit se poursuivre parce que nous avons en commun l’essentiel, la lutte pour le respect et l’avancement des droits des travailleuses et des travailleurs. Si les entreprises n’hésitent pas à se concerter, nous avons tout à gagner à nouer des liens entre syndicats des mêmes secteurs», conclut Joseph Gargiso.