Dans les commissions scolaires

Jacques Letendre, secrétaire général adjoint et responsable du recrutement au SEPB-57.

Jacques Letendre, secrétaire général adjoint et responsable du recrutement au SEPB-57.

Période ouverte dans le secteur public : maraudage
Dans les secteurs public et parapublic, plus précisément dans la santé, les services sociaux et l’éducation, les conventions collectives viennent à échéance le 30 juin 2002. En vertu du Code du travail, une période ouverte de 30 jours, durant le mois d’octobre précédant cette échéance, permet à chaque organisation syndicale d’aller marauder la voisine. C’est ce qu’on appelle la période ouverte.

Du côté des commissions scolaires, le SEPB-57 subit le maraudage de la CSQ (l’ex-CEQ) sur la rive-sud de Montréal où il représente 1 800 cols blancs à la Commission scolaire Marie-Victorin.
Jacques Letendre, secrétaire général adjoint et responsable du recrutement, admet que son syndicat n’a pas la culture du maraudage. «Nous, on a toujours entretenu des relations très correctes avec les autres centrales. C’est connu. Nous considérons cette attaque injustifiée car nous faisons, croyons-nous, un travail adéquat pour nos membres. Évidemment, lorsque le gouvernement a forcé le regroupement des commissions scolaires, nous avons été confrontés au fait que les gens devaient choisir leur syndicat. Mais au lieu de s’enlever des membres entre nous, on devrait faire des efforts ailleurs. Il y a tellement de gens représentés par des syndicats indépendants dominés par les employeurs et tellement de non syndiqués, on devrait plutôt faire des efforts de ce côté-là.»

Un autre affilié, l’UES-800, est touché par le maraudage, principalement chez le personnel de soutien de commissions scolaires anglophones, au total environ 1 000 des 14 000 membres du syndicat. «D’abord, nous essayons de faire en sorte que les gens qui sont chez nous le demeurent, explique le président Raymond Larcher. Mais nous avons l’objectif de recruter 1 500 membres de plus chez les cols bleus et blancs des commissions scolaires où nous sommes déjà et où nous étions avant les fusions.

«Bien sûr, nous allons faire valoir ce que notre convention collective FTQ offre que les autres n’ont pas, par exemple des assurances pour le personnel des garderies scolaires.» Il partage le point de vue de bien d’autres : on devrait oublier le maraudage et plutôt syndiquer ceux et celles qui ne le sont pas. «On passe à côté, selon moi.»