Crise des pêches : Québec doit déclarer la Basse-Côte-Nord zone sinistrée, réclame le syndicat des TUAC-FTQ – Occupation des bureaux gouvernementaux à Blanc-Sablon

<i>Photo: Rodney Barney

Photo: Rodney Barney

Québec, le 14 mai 2003 – Qualifiant de « miettes » les mesures d’aide annoncées par le ministre de l’Emploi Claude Béchard, le syndicat des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affilié à la FTQ, a demandé aujourd’hui au gouvernement du Québec de déclarer la Basse-Côte-Nord zone économiquement sinistrée, afin de mieux venir en aide aux travailleurs et travailleuses des usines de transformation frappés par l’arrêt complet de la pêche au crabe et à la morue.

« Nos membres sont désespérés et c’est pour sauver leur gagne-pain qu’ils ont décidé d’occuper, même violemment, les bureaux du gouvernement du Québec à Blanc-Sablon », déclare M. Herman Dallaire, représentant de la section locale 503 des TUAC-FTQ. Ce syndicat représente notamment les 125 travailleurs et travailleuses de l’usine de traitement du crabe de Rivière-Saint-Paul, non loin de Blanc-Sablon. Cette usine est le seul employeur dans ce village de moins de 500 habitants.

« Nos gens luttent pour leur survie et celle de leurs villages, ajoute M. Dallaire. Il y a des centaines de personnes aux prises actuellement avec une perte totale de revenus et de moyens de subsistance sur la Basse-Côte-Nord. La fin de la pêche au crabe et à la morue signifie leur arrêt de mort. Les deux gouvernements, Québec et Ottawa, doivent donc mettre en place toutes les mesures d’urgence nécessaires afin de les sauver, et non pas cette aide ridicule, d’une durée de trois semaines, annoncée par le ministre Béchard. »

M. Dallaire précise que les employés des usines de transformation travaillent habituellement 26 semaines par année et se qualifient ainsi pour recevoir ensuite des prestations de l’assurance-emploi. Il souligne que la Basse-Côte-Nord est la région la plus durement touchée dans tout l’Est du Canada par l’arrêt complet de la pêche au crabe et à la morue.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.