Crise de la vache folle : La FTQ déplore des mises à pied au Québec dans l'industrie du bœuf

Montréal, le 29 mai 2003 – À cause de la crise la vache folle, près d’une centaine de membres de la FTQ ont déjà perdu leur emploi dans des installations reliées à l’industrie du bœuf au Québec et ce nombre atteindra 270 vendredi en vertu des avis de mises à pied annoncées. Les salariés touchés sont ceux de l’usine de transformation Levinoff à Montréal, au nombre d’une centaine, et les 170 employés de l’abattoir Colbex à Drummondville. Ils sont membres de la section locale 1991 du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC-FTQ).

« Au Québec, 80 % des produits du bœuf sont exportés aux États-Unis. Si l’interdiction d’exportation du bœuf canadien aux États-Unis n’est pas levée, plusieurs centaines de nos membres dans ce secteur vont se retrouver sans travail », déclare M. André Sainte-Marie, président de la section locale 1991 des TUAC-FTQ. Le syndicat représente aussi le personnel de deux abattoirs de veau à Terrebonne et à Saint-Germain près de Drummondville.

Les TUAC négocient au nom de 14 000 salariés dans l’industrie du bœuf au Canada et les pertes d’emploi sont encore plus dramatiques dans l’Ouest canadien.

Le syndicat a fait des démarches pressantes auprès du gouvernement fédéral pour demander que soit supprimée la période d’attente de deux semaines de l’assurance-emploi pour les salariés mis à pied à cause de la crise la vache folle. Cette demande a été accueillie positivement, a déclaré le directeur canadien du syndicat, M. Michael Fraser.

Les TUAC représentent près de 40 000 membres au Québec et 230 000 au Canada, dans tous les domaines de l’industrie alimentaire. La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.