Consultez le nouveau programme d'éducation de la FTQ

Les défis seront encore nombreux pour la FTQ, ses membres et l’ensemble de la société québécoise

Cette année, nous allons poursuivre et intensifier notre travail d’éducation syndicale pour contrer le discours de droite et les politiques d’austérité qui nous sont imposées.

Force est d’admettre que nous traversons des années difficiles sous les politiques de désengagement des gouvernements provincial et fédéral. Du coup, les institutions publiques sont attaquées, les services aux citoyens réduits comme peau de chagrin et les lois du travail, comme les lois sociales, se retrouvent dénaturées au détriment de la population.

Au Canada, le gouvernement Harper coupe dans des programmes fondamentaux assurant le bien- être des Canadiennes et des Canadiens. Rappelons la baisse radicale des transferts aux provinces en matière de santé. Pensons à la situation des personnes âgées ou à mobilité réduite qui ne pourront plus avoir accès à leur courrier à domicile. Pensons aussi aux coupes des mesures de sécurité qui visaient à protéger la population comme l’inspection dans l’industrie alimentaire, le transfert vers les entreprises de la responsabilité des inspections dans les secteurs ferroviaire ou aérien. Pensons à la réforme de l’assurance-emploi qui ne protège plus qu’une minorité de travailleuses et de travailleurs.

Au Québec, sous le couvert de la rigueur budgétaire, le gouvernement Couillard mène une propagande de peur pour imposer sa vision néolibérale et détruire notre organisation sociale. L’État québécois est mis à mal. Il n’y a plus de dialogue avec la société civile. Nous perdons nombre d’acquis sociaux et les inégalités s’accroissent, on assiste à la destruction des services publics et de notre filet de sécurité social. Nos gains syndicaux des cinquante dernières années sont remis en question, voire bafoués : santé et sécurité du travail, équité salariale, politique parentale, formation de la main-d’œuvre, etc. Rien ne semble épargné.

Cela nous concerne comme citoyennes et citoyens, comme travailleuses et travailleurs, comme militantes et militants et exige une large mobilisation pour préserver tous ces acquis que nous avons chèrement gagnés, au plan politique et législatif ainsi que dans chacun de nos milieux de travail. Il est vrai que nous ne luttons pas à armes égales. La droite a des alliés très puissants, tant en politique que dans les médias, où certains chroniqueurs alimentent les préjugés contre les syndicats. Mais de notre côté, nous avons des alliances fortes et des milliers de militantes et de militants prêts à s’impliquer dans notre lutte pour contrer cette droite qui nous attaque de tous les côtés.

Nous devons donc poursuivre et accentuer notre campagne « pour un monde plus juste ». On peut sensibiliser et informer pour mobiliser autour d’une ou de plusieurs actions à mener, mais si nous voulons travailler à mobiliser afin de viser des changements profonds et durables, c’est par l’éducation, par la formation, que nous y arriverons. La formation de nos leaders locaux, de nos militants et militantes est donc notre arme première pour amorcer des changements, non seulement au niveau politique, mais aussi dans toutes les actions que nous devons mener dans nos milieux de travail pour faire respecter les droits des travailleurs et des travailleuses et l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie.

Comme le disait Nelson Mandela, qui nous a inspiré le thème du programme de l’année 2015-2016, « L’éducation est notre arme la plus puissante pour changer le monde ». C’est une arme forte et pacifique, utilisée par tous les peuples qui luttent contre l’oppression, qui veulent prendre en main leur avenir, qui veulent faire respecter leurs droits. Nous avons un réseau de formatrices et de formateurs extraordinaires et c’est avec eux que nous ferons en sorte que la formation devienne le moteur de notre mobilisation.

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