Congrès de la FTQ : Henri Massé et René Roy sont réélus à la direction de la centrale – Retour à la FTQ de quatre syndicats de la construction

Le bureau de la FTQ

Le bureau de la FTQ

Québec, le 30 novembre 2001 – Le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), M. Henri Massé, et le secrétaire général, M. René Roy, ont été réélus ce matin par acclamation à la direction de la plus grande centrale syndicale québécoise, à l’issue du congrès triennal qui a réuni près de 1 500 délégués à Québec durant cinq jours.

Quatorze des dix-sept vice-présidents et vice-présidentes qui siègent au bureau de direction de la FTQ ont également été réélus. Les trois nouveaux venus sont John Alleruzzo du Syndicat du vêtement, du textile et autres industries, Pierre Bernier du Syndicat travailleurs et travailleuses des Postes et Jean Jallet du Syndicat des Machinistes. Sur les dix-sept postes à la vice-présidence, treize reviennent aux syndicats affiliés, un aux Conseils régionaux de la FTQ et trois aux femmes.

Des syndicats de retour

Le congrès a notamment été marqué par l’annonce du retour à la FTQ de quatre grands syndicats internationaux des métiers de la construction, qui comptent au total près de 12 000 membres. Ces syndicats avaient quitté la centrale lors d’une scission survenue il y a vingt ans, en 1981. Il s’agit de la section locale 144 des plombiers, de la section locale 711 des monteurs d’acier de structure, de la section locale 116 des ferblantiers et couvreurs, ainsi que de la section locale 271 des chaudronniers. D’autres syndicats internationaux du bâtiment devraient bientôt rejoindre la FTQ.

« Un syndicalisme sans frontières »

Le congrès de la FTQ, dont le thème était Vers un syndicalisme sans frontières, a porté sur les défis que doit relever le mouvement syndical à l’heure de la mondialisation. Les congressistes ont adopté un plan d’action substantiel à ce sujet. La FTQ intensifiera ses démarches afin que les syndicats soient associés au processus de négociations de la future Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), pour y inclure des clauses sociales sur les droits des salariés. Pour contrer la ZLÉA « dans sa forme actuelle », la FTQ a reçu le mandat d’«organiser au besoin, de concert avec le Congrès du travail du Canada (CTC) et l’AFL-CIO aux États-Unis, une mobilisation en vue d’une journée de grève en Amérique du Nord et dans les autres pays d’Amérique du Sud où il y a un mouvement syndical organisé ».

Jeunes et caisses de retraite

Par ailleurs, d’importantes déclarations de politique ont été adoptées sur les jeunes et les caisses de retraite. La FTQ poursuivra ses efforts pour mieux accueillir et intégrer les moins de 35 ans dans les structures syndicales où ils devraient occuper davantage de postes décisionnels. Elle met actuellement sur pied, avec la CSQ, un programme d’information sur le syndicalisme auprès des jeunes dans les écoles. La FTQ travaillera en priorité à éliminer la précarité de l’emploi chez les jeunes.

La centrale a aussi adopté une importante déclaration de politique sur la participation syndicale au contrôle et à la gestion des caisses de retraite. Le congrès a demandé la création par la FTQ d’une fiducie globale sous contrôle syndical.

Relations intersyndicales

Concernant les relations intersyndicales, le congrès a adopté une résolution pour que la FTQ « tente d’établir une structure syndicale inter-centrales afin d’unifier et coordonner les actions syndicales sur des enjeux économiques, politiques et sociaux auxquels nous faisons face, incluant ceux liés à la mondialisation ».

Sur la question du maraudage intersyndical, le congrès a demandé notamment à la FTQ de « dénoncer les campagnes de salissage et de dénigrement contre ses syndicats affiliés ».

L’action politique

La centrale a également reçu le mandat d’entreprendre « une réflexion sur notre action politique qui aura pour objectif de faire le point sur la situation actuelle ainsi que sur les diverses formes d’action politique qui se présentent à nous ».

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.