CONGÉS PARENTAUX : LES PARENTS DU QUÉBEC NE VEULENT PLUS ATTENDRE

Le Regroupement pour un régime québécois d’assurance parentale exige d’Ottawa la juste part des cotisations des Québécoises et des Québécois

Montréal, le 4 février 2005 – L’attitude d’Ottawa dans les négociations sur les congés parentaux est inexcusable car les parents du Québec ne veulent pas attendre plus longtemps l’instauration du régime québécois d’assurance parentale. En effet, le régime québécois est nettement mieux adapté aux besoins des parents parce qu’il reconnaît qu’enfanter n’est pas chômer, les besoins des parents n’ayant que peu à voir avec ceux des personnes qui perdent leur emploi. La lutte du Regroupement pour un régime québécois d’assurance parentale, formé de groupes de femmes, d’organismes communautaires et familiaux et d’organisations syndicales, qui représente plus d’un million de personnes au Québec, devait aboutir cette semaine. C’est en effet le 1er février 2005 que l’entente Canada-Québec sur l’assurance parentale devait être signée définitivement, conformément à ce qui a été convenu dans l’entente de principe de mai 2004 entre les deux gouvernements. Le gouvernement Martin en avait même fait un engagement électoral lors de la dernière campagne électorale fédérale.

Le Regroupement somme donc le gouvernement fédéral de régler le contentieux de l’assurance parentale le plus rapidement possible et ce, sur la base de l’application de la loi québécoise dans son intégralité. « Les Québécoises et les Québécois cotisent le même pourcentage de leur salaire au régime d’assurance-emploi que tous les autres Canadiennes et Canadiens pour financer les prestations de maternité et parentales. Pourquoi devrions-nous recevoir moins que notre part la première année de l’application de l’entente ? » a déclaré Michèle Asselin, porte-parole du Regroupement, en conférence de presse ce matin.

La position du gouvernement fédéral est d’autant plus indécente que celui-ci nage depuis plusieurs années dans les surplus, même durant les ralentissements économiques, alors que les provinces doivent faire des prouesses pour équilibrer leur budget chaque année. Même dans le cas où le gouvernement fédéral accepte de verser les 750 millions de dollars sur lesquels les deux gouvernements se sont entendus pour les années subséquentes, il est clair que Québec devra injecter de l’argent dans le régime d’assurance parentale, tout simplement parce que celui-ci est plus généreux que le régime actuel d’assurance-emploi. Il est donc clair que le Québec ne peut se passer en plus de centaines millions de dollars la première année, tel que le veut la position actuelle du gouvernement fédéral.

Pour le Regroupement, les deux gouvernements doivent poursuivre les négociations en maintenant l’objectif de la mise en vigueur du régime québécois pour le 1er janvier 2006. Les parents québécois sont las d’attendre.

Liste des organisations membres du Regroupement :
Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale), Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Au bas de l’échelle, Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Collectif des femmes immigrantes du Québec, Confédération des syndicats nationaux (CSN), Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT), Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ), Fédération des femmes du Québec (FFQ), Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Fédération québécoise des organismes communautaires famille (FQOCF), Regroupement Naissance-Renaissance (RNR), Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)