Congés parentaux : La balle est dans le camp d'ottawa – Le Regroupement pour un régime québécois d'assurance parentale somme le gouvernement fédéral de rendre l'ensemble des cotisations au Québec

Montréal, le 1er février 2005 –Le Regroupement pour un régime québécois d’assurance parentale, extrêmement déçu de l’impasse des négociations concernant le rapatriement au Québec du volet prestations de maternité et parentales du régime d’assurance-emploi, s’interroge sur les raisons de ce délai. En attente depuis 1997, les parents du Québec ne veulent plus reporter l’instauration du régime québécois d’assurance parentale.

Le ministre de l’Emploi, de la Solidarité sociale et de la Famille, Claude Béchard, a annoncé hier que l’entente finale a atteint une impasse quant aux montants à transférer pour la première année du régime. Le Regroupement somme donc le gouvernement fédéral de ne pas entraver plus longtemps la mise en place d’un programme qui fait un large consensus au Québec. Nous exigeons du gouvernement fédéral la juste part des contributions des Québécoises et des Québécois, rien de plus, rien de moins.

Le Regroupement s’étonne de ce dernier imbroglio alors que depuis un an le ministre Béchard nous assure que les négociations vont bon train. Les deux parties se sont mises d’accord sur le montant global à transférer chaque année, après la première année, en acceptant la formule proposée par le Québec en 1997. Le gouvernement fédéral offre 475 millions $ la première année, alors que le Québec demande 750 millions $, un écart de 275 millions $ que le fédéral dit ne pas avoir.

Pourtant, le régime d’assurance-emploi nage dans un surplus accumulé de quelque 45 milliards $ auquel les travailleuses et travailleurs du Québec ont contribué comme tous les autres Canadiens et Canadiennes. Il n’y a donc pas de raison pour que le fédéral ne donne pas les montants nécessaires au Québec pour bien démarrer son régime.

Le Regroupement pour un régime québécois d’assurance parentale, formé de groupes de femmes, d’organismes communautaires et familiaux et d’organisations syndicales, qui représente plus d’un million de personnes au Québec, a toujours réclamé l’application de la Loi sur l’assurance parentale dans son intégralité. Cette loi adoptée en mai 2001, à l’unanimité de l’Assemblée nationale, exprime le fort consensus social au Québec autour de l’obtention de congés parentaux mieux adaptés aux besoins des parents québécois. Nous réitérons donc que les parents du Québec doivent avoir accès au régime québécois d’assurance parentale dans son intégralité et ce, dans les plus brefs délais. Les parents québécois ont déjà assez attendu.