Conflit à Bombardier Aéronautique : Le président de la FTQ et le syndicat demandent à rencontrer rapidement Pierre Beaudoin

Une manifestation réussie: Henri Massé, président de la FTQ, s'adresse aux 4000 grévistes de Bombardier aéronautique qui ont manifesté jeudi dernier devant le siège social de l’entreprise dans le Centre-ville de Montréal.

Une manifestation réussie: Henri Massé, président de la FTQ, s'adresse aux 4000 grévistes de Bombardier aéronautique qui ont manifesté jeudi dernier devant le siège social de l’entreprise dans le Centre-ville de Montréal.

Montréal, le 29 avril 2002 – Le président de la FTQ, M. Henri Massé, accompagné du président de la section locale 712 de l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA-FTQ), M. Michel Lauzon, a demandé une rencontre avec le président de l’entreprise, M. Pierre Beaudoin, pour tenter de relancer les discussions entre les parties.

Remettre les négociations sur les rails

« Nous croyons qu’une rencontre avec M. Beaudoin, le plus rapidement possible, pourrait faciliter l’atteinte d’un règlement à court terme. Il ne s’agit pas de négocier directement avec le président de Bombardier mais bien de remettre les négociations sur les rails devant l’impasse survenue dans le processus de conciliation.

« Les deux parties ont intérêt à faire un effort en ce sens afin que le conflit ne s’éternise pas », a indiqué le président de la FTQ.

Un conciliateur qui a fait ses preuves

Rappelons que l’employeur s’est retiré de la conciliation vendredi dernier et qu’il ne s’est pas rendu à la convocation du conciliateur, Pierre Gervais. « Nous voyons en M. Gervais un conciliateur qui a fait ses preuves et qui est capable de rapprocher les parties. Nous ne sommes tout de même pas à des années-lumière d’un règlement dans ce dossier », a ajouté M. Massé.

L’employeur doit prendre acte du rejet des dernières offres

Se référant aux déclarations publiques du porte-parole de l’entreprise qui remettait en question la présentation des offres aux membres, le président de la FTQ a voulu rectifier les faits. « J’ai rarement vu un exécutif et un comité de négociation prendre cinq heures pour expliquer des offres qui avaient même été distribuées dans les milieux de travail deux jours avant l’assemblée générale.

« L’employeur doit réaliser que ses vis-à-vis syndicaux agissent avec un mandat des membres. Et ce mandat en est un de rejet des dernières offres. L’employeur doit en prendre acte et poursuivre le travail avec le conciliateur. Nous sommes condamnés à nous entendre tôt ou tard. Encore une fois je suis convaincu qu’un règlement est à portée de main dans ce dossier », a conclu Henri Massé.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.