CONFÉRENCE DE PRESSE DE LA FTQ - Henri Massé fait le point sur la situation

René Roy, Henri Massé et Pierre Dupuis, respectivement secrétaire général, président et vice-président (SCFP) de la FTQ <br><i>Photo: Serge Jongué<br><br>  <font color=blue> Autres photos de la conférence de presse</font> <br>

René Roy, Henri Massé et Pierre Dupuis, respectivement secrétaire général, président et vice-président (SCFP) de la FTQ
Photo: Serge Jongué

Autres photos de la conférence de presse

Montréal, 11 décembre 2003 - En conférence de presse, en début d’après-midi, Henri Massé, le président de la FTQ, a fait état du mécontentement généralisé des hommes et des femmes que nous représentons. «Aujourd’hui, ils sont des milliers, partout au Québec, à braver le mauvais temps. J’ai pas vu le monde aussi choqué à la FTQ depuis 1972.» Il faisait ainsi référence à l’emprisonnement des présidents des trois grandes centrales syndicales, il y a 30 ans.

Accompagné du secrétaire général de la FTQ, René Roy, et d’une majorité de membres du bureau de la FTQ, Henri Massé a expliqué que les moyens d’action d’aujourd’hui visaient le gouvernement et le Conseil du patronat et non pas la population. «On tente d’appauvrir une partie des membres que nous représentons en nous muselant. Je demande au gouvernement de prendre le temps de discuter avec nous, de nous laisser du temps pour présenter des propositions.»

«Les actions en cours dans toutes les régions du Québec visent à inciter le gouvernement Charest à retirer ou, à tout le moins, à reporter ses projets de loi qui attaquent de plein fouet les travailleuses, les travailleurs et leurs syndicats, dit de son côté René Roy. Il s’agit en particulier du projet de loi 31, qui ouvrirait toute grande la porte à la sous-traitance de cheap labour, tant dans le secteur privé que le secteur public, ainsi que du projet de loi 30, qui chambarde le régime de négociations et des accréditations syndicales dans le secteur de la santé.»

Les moyens d’action doivent se poursuivre, selon les régions, jusqu’à vendredi (demain) midi au plus tard. Mais d’autres manifestations pourraient avoir lieu la semaine prochaine.