Concours « Chapeau, les filles! » édition 2000-2001 - La FTQ poursuit ses efforts de promotion des femmes dans les emplois traditionnellement masculins

Montréal, 14 novembre 2000 - C’est avec enthousiasme que la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) renouvelle sa participation comme partenaire et commanditaire au concours « Chapeau, les filles! » organisé par le ministère de l’Éducation. En effet, pour une troisième année consécutive, la FTQ offrira la bourse « Équité » d’une valeur de 1000 $, visant à encourager les jeunes filles et les femmes à diversifier leurs choix de carrière et opter pour des secteurs prometteurs.

« Le prix Équité sera accordé à une travailleuse qui occupait un emploi à statut précaire et qui a décidé de se diriger ou de se réorienter vers un emploi d’avenir, a précisé René Roy, le secrétaire général de la centrale. Cette bourse est une autre façon pour nous de contribuer à freiner l’emploi à statut précaire, tout en favorisant l’accès à l’égalité en emploi. » Le travail précaire se traduit par des emplois à temps partiel, sur appel, à contrat, temporaire, à la pièce ou à la pige.

L’accès à l’égalité en emploi
L’accès à l’égalité en emploi demeure toujours un but à atteindre au Québec, comme en témoigne la tenue, en août dernier, d’une commission parlementaire sur la question. Depuis de nombreuses années, la FTQ revendique la mise en place de mesures collectives pour corriger la discrimination systémique dont les femmes sont victimes.

De plus, la FTQ et ses syndicats affiliés poursuivent leurs efforts pour améliorer les conditions de travail, d’accès et d’intégration des femmes dans tous les types d’emploi, y compris ceux dits non traditionnels, et à assurer la stabilisation de l’emploi pour les travailleuses. « Nous travaillons ensemble très fort pour changer les mentalités et le quotidien au travail afin que les femmes se sentent à leur place partout », de renchérir Johanne Vaillancourt, vice-présidente de la centrale, qui occupe elle-même un emploi non traditionnel depuis plus de vingt ans.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente près d’un demi-million de membres, dont plus du tiers sont des femmes. Elles travaillent dans tous les secteurs : la restauration, l’hôtellerie, le commerce de détail, la santé, les communications, l’entretien ménager, les bureaux, les caisses populaires, le textile et le vêtement. Beaucoup travaillent à temps partiel ou sur appel, parfois au salaire minimum ou tout près. Toutefois , un nombre grandissant d’entre elles occupent des emplois traditionnellement masculins dans les usines, l’aérospatiale, l’automobile, la construction, la métallurgie, les municipalités (cols bleus) ou le transport.