Colloque sur le vieillissement de la main-d'œuvre : la FTQ et ses syndicats se donnent un plan d'action

<center><b>Télécharger le document du colloque </b>(format pdf - 6,4 Mo)</b>

Télécharger le document du colloque (format pdf - 6,4 Mo)

Trois-Rivières, le 23 janvier 2003 — La FTQ et ses syndicats se sont donné un plan d’action concernant le vieillissement de la main-d’œuvre, lors d’un colloque sur le sujet tenu par la centrale à Trois-Rivières, les 22 et 23 janvier. Lors de la conférence de presse de clôture, le président de la FTQ, Henri Massé, et le secrétaire général, René Roy, ont fait part des conclusions du colloque.

«Parce que tout le monde vieillit, même lorsque la main-d’œuvre est relativement jeune, il importe de trouver des solutions qui permettront de bien vieillir en emploi, a déclaré Henri Massé. Les syndicats sont bien placés pour proposer des solutions visant à assurer le maintien en emploi des travailleuses et travailleurs vieillissants qui le souhaitent, et à permettre aux plus jeunes de vieillir dans de bonnes conditions.»

C’est d’abord sur le terrain de l’organisation du travail et de la qualité de vie au travail, dit M. Massé, qu’il faudra agir par diverses mesures :

• de santé et de sécurité du travail adéquates, tant pour la santé mentale que pour la santé physique ;

• de réduction généralisée du temps de travail, en s’assurant de ne pas participer à une plus grande précarisation des emplois;

• de conciliation du travail et des activités familiales et personnelles, tant pour les jeunes familles que pour les salariés plus âgés qui doivent soutenir un conjoint, des parents âgés ou leurs propres enfants et petits-enfants.

Une formation tout au long de la vie

«Il faudra aussi travailler ferme à instaurer une véritable culture de la formation continue dans nos milieux de travail, indique de son côté M. René Roy. En raison des changements rapides qui se produisent, les salariés doivent s’adapter continuellement à un nouvel environnement de travail, voire même changer plusieurs fois d’emploi au cours de leur vie active. La formation continue, qualifiante et transférable, est donc devenue une nécessité absolue.»

Trop peu de syndicats ont réussi jusqu’à présent à négocier leur participation aux décisions en ce qui concerne la formation de leurs membres. La FTQ propose donc de négocier avec l’employeur la mise en place d’un comité paritaire, syndical-patronal, de formation, chargé de la mise en oeuvre d’une stratégie à cet effet.

«Nous proposons aussi de négocier la création d’un comité patronal-syndical de gestion prévisionnelle de la main-d’œuvre, ajoute M. Roy. Les pénuries potentielles de main-d’œuvre pourront peut-être nous aider à établir un meilleur rapport de force avec l’employeur à cet égard.»

Pour éviter le chômage chez les plus âgés, la FTQ propose également des programmes adéquats de reconnaissance des acquis et de développement de nouvelles compétences pour l’intégration de ceux et celles qui perdent leur emploi.

Une retraite décente

La FTQ vise également à aider ses membres à préparer une retraite décente et notamment à répondre à leurs attentes pour une retraite hâtive ou progressive. Parmi nos priorités de négociation, il y a les suivantes :

• bâtir des régimes de retraite à prestations déterminées plutôt qu’à cotisations déterminées ;
• définir les conditions d’une prise de retraite plus précoce ou progressive ;
• offrir à nos membres des cours de préparation à la retraite ;
• nous impliquer activement dans la gestion des caisses de retraite afin de nous assurer que les décisions prises seront respectueuses des droits et des besoins de nos membres encore actifs ou déjà retraités ;
• réclamer des améliorations aux régimes publics de retraite.

Le développement régional

Enfin, la FTQ veut s’impliquer encore plus activement dans le développement socioéconomique local et régional afin d’éviter l’exode des régions ainsi que les fermetures d’entreprises dues au manque de main-d’œuvre ou d’établissements d’enseignement adéquats dans la région.

D’autre part, les gouvernements doivent légiférer en matière de fermeture d’entreprises et de licenciements collectifs afin de contraindre les employeurs à assumer leur part de responsabilité, notamment envers les travailleuses et travailleurs plus âgés. Le gouvernement fédéral, en particulier, doit recourir à la caisse de l’assurance-emploi pour soutenir les personnes en chômage et déployer des mesures d’intégration en emploi, notamment pour les personnes âgées.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus d’un demi-million de membres.



  • Télécharger le document du colloque (format pdf – 6,4 Mo)