Colloque FTQ sur le vieillissement de la main-d'œuvre : « L'usure au travail n'a pas d'âge. Agissons pour une meilleure qualité de vie »

La population vieillit parce que l’espérance de vie augmente mais aussi parce que nous faisons de moins en moins d’enfants. Ainsi, la masse des travailleurs et travailleuses de la génération du baby boom vieillissent tandis que les jeunes sont moins nombreux à intégrer le marché du travail. Et tout cela se produit à un moment de profondes transformations socioéconomiques.

C’est autour de ces grandes notions que se tiendront les débats du colloque de la FTQ sur le vieillissement de la main-d’œuvre, en janvier prochain à Trois-Rivières.

La mondialisation néolibérale, poussée par les grandes entreprises transnationales, a des effets sur les décisions de nos gouvernements, sur nos programmes sociaux mais aussi sur le marché du travail jusque dans chacun de nos milieux de travail. Et les contradictions sont nombreuses quant à l’évaluation de la situation et aux moyens pour remédier aux problèmes perçus ou réels.

Les contradictions
D’un côté, la liste est longue sur l’éviction des plus âgés du marché du travail : montée du chômage et du chômage de longue durée, hausse des exigences des emplois, mises à la retraite hâtive. La liste est aussi longue des transformations dans les milieux de travail : emplois précaires, changements technologiques ou organisationnels, intensification du travail, diversification des horaires de travail, absence de formation continue, etc.

D’un autre côté, on craint de voir notre société crouler sous le poids des besoins des personnes âgées (en santé et en retraites publiques) et de constater que notre économie ralentit à cause de graves pénuries de main-d’œuvre qualifiée.

Mieux comprendre la réalité
Pour trouver des solutions qui répondent aux besoins de nos membres, les plus jeunes comme les plus âgés, il nous faut faire un portrait plus juste de la réalité. Mettre à mal certains mythes sur l’incapacité de la société de faire face au vieillissement de la population et aux pénuries de main-d’œuvre. Car des entreprises et des organisations qui offrent des conditions salariales et de travail déplorables peuvent difficilement s’attendre à retenir leur main-d’œuvre vieillissante ou à attirer une main-d’œuvre plus jeune. Même chose pour celles qui ne cessent de hausser leurs exigences sans offrir de formation continue en emploi.

Agir dans les milieux de travail
Les syndicats sont les mieux placés pour mettre de l’avant des solutions : – pour assurer le maintien en emploi des travailleuses et travailleurs vieillissants qui le souhaitent; – pour permettre aux plus jeunes de vieillir dans de bonnes conditions.

C’est sur le terrain de l’organisation du travail qu’il nous faudra agir en développant diverses mesures :

• de santé et de sécurité du travail adéquates, tant pour la santé mentale que pour la santé physique;

• de réduction du temps de travail, en s’assurant de ne pas participer à une plus grande précarisation des emplois;

• de conciliation travail et famille, tant pour les jeunes familles que pour les travailleuses et travailleurs plus âgés qui doivent soutenir un conjoint, des parents âgés ou leurs propres enfants et petits-enfants.

Il faudra aussi faire en sorte que se développe une véritable culture de la formation continue en milieu de travail.

Agir dans la société
Le mouvement syndical doit aussi mettre de l’avant des propositions concrètes pour des programmes sociaux et économiques répondant aux besoins d’une société vieillissante. Voici quelques exemples reflétant nos valeurs de justice, d’équité et de solidarité :

• Les dépenses dans les programmes sociaux peuvent générer des luttes entre les générations. Nous devons faire la lumière sur les compromis à faire entre les besoins des plus âgés et ceux des plus jeunes. Des interventions de sensibilisation, dans nos milieux de travail, peuvent contribuer à réduire les tensions et à faire comprendre qu’il peut être discriminatoire de favoriser un groupe plutôt que l’autre.

• Pour éviter le chômage, y compris chez les plus âgés, nous pouvons proposer des programmes adéquats de reconnaissance des acquis et de développement de nouvelles compétences pour l’intégration de ceux et celles qui perdent leur emploi.

• Nous pouvons nous impliquer encore plus activement dans le développement socioéconomique régional afin d’éviter l’exode des régions, les fermetures d’entreprises par manque de main-d’œuvre ou d’établissements d’enseignement faute de clientèle ou d’un investissement suffisant pour maintenir ses programmes.


Colloque FTQ sur le vieillissement de la main-d’œuvre
L’usure au travail n’a pas d’âge – Agissons pour une meilleure qualité de vie

22 et 23 janvier 2003

Centre des congrès de l’Hôtel Delta

1620, rue Notre-Dame à
Trois-Rivières

Autoroute 40 – sortie 199 (centre-ville)

Date limite pour les inscriptions : 17 janvier 2003



INSCRIPTION

Pour vous inscrire, il suffit de :

1) Remplir le formulaire d’inscription ci-joint. Il n’y a pas de limite au nombre d’inscriptions.
Pour télécharger le forumulaire, cliquez ici.
2) Faire votre chèque à l’ordre de FTQ-Colloque. Les frais sont de 150 $ par membre délégué.
3) Retourner par la poste (et non par télécopieur) le formulaire et le chèque avant le 17 janvier 2003, à notre nouvelle adresse :
FTQ-Colloque
565, boul. Crémazie Est, Bureau 12100
Montréal (Québec) H2M 2W3

Inscription sur place dans la soirée du 21 janvier ainsi que le matin du 22 janvier 2003.

HÉBERGEMENT

Vous avez jusqu’au 21 décembre 2002 pour profiter du tarif FTQ de 98 $ par nuit (occupation simple ou double) à l’Hôtel Delta, 1620 rue Notre-Dame, à Trois-Rivières (Autoroute 40, Sortie 199 – Centre-ville). Réservations sans frais 1-800-387-1265. Téléphone 819-376-1991. Télécopieur 819-372-5975. Internet www.deltahotels.com.