« C’est un jour de deuil pour le monde municipal, ce gouvernement ne pense qu’à appauvrir les retraités. » — Serge Cadieux, secrétaire général de la FTQ

Réaction de la FTQ à la suite de l’adoption du projet de loi no 3 sur les régimes de retraite

Montréal, le 4 décembre 2014. – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que dénoncer l’adoption du projet de loi no 3 sur les régimes de retraite dans le secteur municipal. « Non seulement le gouvernement libéral de Philippe Couillard est resté insensible aux revendications des travailleurs et travailleuses et des retraités du secteur municipal, mais en plus, il refuse de rendre public l’état des déficits des régimes de retraite, comme s’il voulait cacher la vérité à la population. À la FTQ, nous sommes convaincus que les déficits des régimes de retraite du secteur municipal ont fondu de moitié comparativement à 2012. Cacher la vérité c’est mentir à la population », déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« Ce gouvernement devrait avoir honte. C’est la première fois, au Canada, par l’adoption d’une loi scandaleuse, qu’on revient sur le service passé des régimes de retraite. C’est odieux. Et cela doit être dénoncé haut et fort. Pour la FTQ, ce n’est pas la fin, mais le début d’une longue bataille qui va se poursuivre devant les tribunaux. Nous sommes convaincus que cette loi est inconstitutionnelle, car elle constitue une négation du droit d’association et du droit de négociation garanti par les diverses chartes », ajoute le secrétaire général.

« Ce qui est d’autant plus odieux, c’est que tout cela va créer beaucoup d’instabilité dans le secteur municipal et chez les futurs retraités. Ce gouvernement est en train de saccager le Québec à coup de lois et de réformes imbuvables; projet loi no 15 sur la gestion et le gel des effectifs, projet de loi no 10 sur l’abolition des agences de la santé et la fusion des établissements, hausse des tarifs en garderie, coupes budgétaires dans les collèges et les universités, pour ne nommer que ceux-là. Ce gouvernement devra vivre avec les conséquences de ses gestes. Plus que jamais, la FTQ va se mobiliser pour contrer ce gouvernement qui ferme la porte à tout dialogue avec la société civile », conclut Serge Cadieux.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.