« C’est un geste qui nous ramène 35 ans en arrière. Encore une fois, ce gouvernement montre que ses valeurs conservatrices sont contraires aux intérêts des Québécois et des Québécoises » – Daniel Boyer, secrétaire général de la FTQ

L’abolition du registre des armes à feu

Montréal, le 16 février 2012 – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec est profondément choquée de savoir que les députés conservateurs et leurs sympathisants ont festoyé pour souligner l’adoption du projet de loi abolissant le registre des armes à feu.

« À vrai dire, nous sommes loin d’être surpris par l’adoption de ce projet de loi, nous nous y attendions tôt ou tard, une fois élu un gouvernement majoritaire. L’idée du « party » est ignoble, mais ce qui l’est encore plus, c’est que le projet de loi nous ramène 35 ans en arrière, alors que n’importe qui pouvait acheter une arme, sans avoir à attester d’une détention de permis », a commenté le dirigeant de la FTQ.

Pour ajouter à l’odieux, le Parti conservateur a créé une page Web où, à l’image de la célébration d’une nouvelle année, un décompte annonçait hier soir l’issue du vote.

« C’est scandaleux et c’est une véritable offense pour les familles des victimes d’armes à feu, tout particulièrement pour ceux et celles qui ont perdu un proche lors des événements de Polytechnique et du Collège Dawson. Nous souhaitons vivement que le gouvernement du Québec aille de l’avant et qu’il s’adresse aux tribunaux afin de récupérer les données québécoises du registre et ainsi établir son propre système. La FTQ, sur ce sujet, est derrière lui », a conclu Daniel Boyer.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de 600 000 membres.