C'est le temps de s'inscrire au Collège FTQ-Fonds!

«Le Collège, c’est extraordinaire! Ça nous donne le son de cloche que la FTQ s’occupe de former son monde face aux changements et aux décisions qui se prennent au niveau mondial par les employeurs. » Françoise Nantel, SQEES-298

«Le Collège, c’est extraordinaire! Ça nous donne le son de cloche que la FTQ s’occupe de former son monde face aux changements et aux décisions qui se prennent au niveau mondial par les employeurs. » Françoise Nantel, SQEES-298

Consultez la page du Collège FTQ-Fonds pour obtenir les détails (cliquez sur la rubrique ‘Procédure d’inscription’ dans le menu à gauche): www.formation-syndicale.ftq.qc.ca

Le Collège FTQ-Fonds : Tout un défi relevé!

Le Collège FTQ-Fonds, c’est la concrétisation du grand rêve de créer au Québec une école pour les syndicalistes, comme ce qui existe au Congrès du travail du Canada, la grande centrale canadienne à laquelle la FTQ est associée. Après le Congrès de l’automne 1998, le projet a commencé à germer pour aboutir à une première session-pilote, en janvier 2000. Aujourd’hui, on peut dire que le défi a été relevé. Après cinq sessions, le Collège FTQ-Fonds a le vent dans les voiles!

La FTQ et son Fonds de solidarité se sont associés dans ce vaste projet pour renforcer le mouvement syndical québécois dans un contexte de transformations sociales, économiques et politiques où nous sommes particulièrement interpellés. Le Collège, c’est un programme de formation intensif de neuf semaines destiné d’abord aux conseillers et conseillères des affiliés de la FTQ et ouvert tout récemment aux dirigeants et dirigeantes des sections locales et des conseils régionaux. Par-delà la formation théorique sur les questions de l’heure comme la mondialisation, l’emploi, la diversité sociale, l’éthique, la démocratie et la formation pratique sur l’informatique, la communication, la planification stratégique, le Collège est un moment privilégié pour prendre du recul du quotidien. Cette formation vise à augmenter la capacité collective de nos syndicats à influencer les transformations en cours.

Qu’est-ce que ça change?
Après trois sessions expérimentales et 40 personnes diplômées, la FTQ et le Fonds de solidarité ont voulu savoir si la formation dispensée au Collège changeait quelque chose dans la vie de ceux et celles qui y ont participé.

L’évaluation est claire : le Collège transforme les personnes qui y passent de façon plus que positive. Il permet de se recentrer sur le sens de l’engagement syndical, de retrouver le goût de travailler avec les membres, de développer l’ouverture d’esprit, l’écoute, la patience, la motivation et une volonté plus grande de s’impliquer, de ressentir plus de confiance et d’énergie pour agir, de devenir plus ouvert aux critiques, de faire preuve de plus de créativité en adoptant de nouvelles façons de faire.

Le Collège permet aussi de développer une meilleure compréhension des sujets d’ordre économique et social. Il favorise également la maîtrise d’outils techniques : l’utilisation et la compétence en informatique ont augmenté de même que les capacités de communication orale.

Les difficultés
Mais il y a aussi des difficultés. La principale est le recrutement de participants et participantes : il est difficile de se libérer pour neuf semaines de formation et d’être remplacé adéquatement. Et le choc de l’atterrissage est réel. Au retour, plusieurs ont dû faire face à une surcharge de travail et revoir des membres frustrés de les avoir attendus. De plus, alors qu’ils ont fait le plein d’idées et reviennent enthousiastes, les participants et participantes se heurtent à l’inévitable routine du travail et ont l’impression que ce qu’ils ont appris n’intéresse personne.

La direction de la FTQ et du Fonds ont décidé de poursuivre et d’intensifier les sessions du Collège qui se dérouleront au rythme de trois par année.



Quelques témoignages
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«C’est une expérience dense, très intense. Juste de regarder des problématiques de façon structurée, ça change nos perceptions de ce qui se passe dans le monde. C’est beaucoup de travail mais je crois que le vécu nous prépare, chacun à notre façon, à y participer.

«Le Collège, c’est une belle expérience mais l’aspect négatif, c’est la difficulté de se libérer pour une longue période. Particulièrement pour les jeunes et les femmes avec des enfants.» Pierre Caron, Teamsters

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«Le Collège, c’est extraordinaire! Ça nous donne le son de cloche que la FTQ s’occupe de former son monde face aux changements et aux décisions qui se prennent au niveau mondial par les employeurs. Ça nous permet de prendre conscience des effets dans les milieux de travail et pour les syndiqués et du fait que, syndicalement, nous pouvons aussi nous organiser mondialement et avoir un impact.

« J’ai réalisé qu’on doit travailler à long terme. Et puis le retour a été très difficile. Ça m’a pris au moins six mois pour rattraper le surplus de travail causé par deux mois d’absence. La personne qui te remplace répond aux urgences mais ne peut pas faire tous les suivis. Malgré tout, je retournerais au Collège!» Françoise Nantel, SQEES-298

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«C’est une formation de haut niveau qui a changé complètement ma façon de travailler. La formation m’a aidé à faire la transition entre mon ancien rôle d’élu et celui de salarié d’un syndicat. J’ai pris conscience de ce qui m’arrivait au plan professionnel et personnel, des règles d’initiation non écrites dans le milieu de travail, de la façon de s’intégrer au groupe.

« J’ai appris à avoir des projets et à les réussir; à m’organiser, à planifier le futur, à développer la solidarité, particulièrement avec les jeunes, à bâtir des réseaux, des choses que je n’aurais jamais faites avant.»
Richard Pagé, Métallos

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«Le Collège nous donne l’occasion de prendre du recul de plusieurs façons : ça nous donne les moyens de diffuser de l’information aux membres et d’amener de nouvelles idées; ça nous donne un temps de réflexion sur les grands enjeux et l’opportunité de préparer la relève parce que quelqu’un nous remplace au travail; on nous apprend aussi l’écoute des autres et on nous permet de prendre conscience, par exemple, de la place des femmes dans les structures syndicales.»
Yves Gougeon, STTP

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« En peu de temps, explique Lucie Clément, conseillère régionale de la FTQ dans Laurentides-Lanaudière, il fallait que je transmette à ma remplaçante le plus d’informations possibles, faire comprendre que c’est un travail de contacts, qu’il faut avoir une attitude positive et assurée, malgré le doute. Je disais aux membres et aux gens des comités : “ Johanne me remplace. Ce qu’elle dit, je l’endosse totalement.” Je suis partie au Collège en me disant que c’était l’occasion pour elle d’avoir un aperçu d’un métier passionnant. Quand je suis revenue, les dossiers avaient cheminé, comme je l’aurais fait moi-même ! »

« J’ai d’abord été surprise de l’appel de Lucie mais bien fière de la proposition, confirme Johanne Duplantie. J’ai réfléchi deux jours et quand je suis arrivée pour les trois jours de formation (elle se prend le visage à deux mains), j’ai eu peur. Après, je me suis dit : une chose à la fois.

« J’ai réalisé que pour faire du syndicalisme, ça prend de la passion, celle d’aider les autres et de veiller à leur mieux-être. Ce qui m’a le plus touchée, c’est de me sentir utile. Si la FTQ n’était pas là, qu’est-ce qui arriverait aux travailleurs et aux travailleuses? J’ai plus le goût de m’impliquer dans ma section locale maintenant…»