Ce qu'en pensent les comités FTQ

Nous remobiliser en santé-sécurité
«Il y a une trentaine d’années, la santé et la sécurité du travail, c’était LE dossier syndical mobilisateur. Aujourd’hui, il y a très peu de conflits ou même de revendications collectives sur ces questions. Est-ce à cause de la loi, du paritarisme ou du fait que le dossier est perçu comme étant trop technique? Ou est-ce qu’on a cessé de véritablement mobiliser les membres sur les problèmes qu’ils vivent au quotidien?» – Comité de la santé et de la sécurité du travail

La mobilisation au quotidien
«Le rapport de force s’inscrit dans un contexte plus large que la mobilisation pour la négociation. C’est aussi l’implication au quotidien, la participation aux assemblées syndicales par exemple. Et il faut faire preuve de créativité pour mobiliser. Ce que la Marche mondiale des femmes nous a appris, c’est faire les choses différemment en ayant du plaisir à les faire.» – Comité de la condition féminine

Une relecture des enjeux syndicaux
«Il y a des dossiers qui pourraient être très rassembleurs pour les jeunes puisque ce sont eux qui en vivront les effets les plus marquants, pendant plus longtemps. La sous-traitance, c’est l’avenir de nos conditions de travail. La santé et la sécurité du travail, c’est notre avenir en bonne santé mais, pour rassembler les jeunes et les moins jeunes, il faut faire les liens avec les réalités actuelles, la conciliation travail/famille, la précarisation, les heures et horaires de travail.» – Comité des jeunes

L’information : la base de la mobilisation
«Le travail de sensibilisation, d’information que l’on peut faire au quotidien dans les milieux de travail, c’est la base de la mobilisation. Et il ne faut pas oublier les nouvelles technologies de l’information (TIC). Ça rejoint les jeunes mais aussi les moins jeunes.» – Comité d’information

La nécessité de créer des réseaux
«Les employeurs et nos membres partagent un objectif mais en sens opposé. Nos membres veulent de meilleurs régimes de retraite parce qu’ils vieillissent. Leurs employeurs veulent les modifier pour ne pas assumer des déficits. Mais nos membres sont à armes inégales car, sauf exception, il n’y a pas de véritable réseau de soutien dans les syndicats alors que l’information et la formation sont cruciales pour les revendications à définir et les luttes à faire.» – Comité sur les régimes de retraite et d’assurances

L’État et le privé
«Il est de plus en plus difficile de dissocier le rapport de force avec l’État du rapport de force avec les employeurs. Qu’on soit du privé ou du public, les liens sont de plus en plus serrés entre les deux. Les employeurs attendent les lois avant de bouger et comme le nouveau gouvernement penche fortement de leur côté et partage leurs intérêts, ce n’est pas très facile de négocier aujourd’hui.» – Comité d’éducation

Des solidarités au rapport de force
«Quand on permet à un travailleur ou à une travailleuse de réintégrer le milieu du travail et de reprendre contact avec ses collègues après une longue maladie ou une thérapie, on permet au mouvement syndical de vivre pleinement le mot «solidarité». Ces solidarités bâtissent un puissant rapport de force.» – Comité sur l’alcoolisme, les toxicomanies et les autres dépendances