« Ce n'est pas la présidente de la commission de l'équité qui va nous dire si on peut faire la grève ou non et sur quoi! » - René Roy, secrétaire général de la FTQ

Montréal, samedi 4 mars 2006 – La sortie intempestive de la présidente de la commission de l’équité salariale, Rosette Côté, qui décrète qui et sur quoi des salariés peuvent faire la grève a irrité au plus haut point la FTQ.

« Ce n’est pas la première fois que Mme Côté fait ce genre d’intervention tout à fait déplacée. Qu’elle se contente de faire appliquer la loi, elle en a déjà plein les bras avec les dossiers non réglés, et qu’elle laisse les parties travailler, y compris avec leurs rapports de force respectifs », a indiqué le secrétaire général de la FTQ qui rappelle qu’il y a déjà eu des grèves sur l’équité salariale, notamment à l’Université de Montréal.

« On a tout fait, à l’origine de la loi, pour que ce processus ne soit pas judiciarisé et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle c’est la Commission des relations de travail qui intervient en bout de ligne si des mesures ne sont pas appliquées en milieu de travail. Par ses interventions, Mme Côté est en train de politiser le processus d’équité, ce qui n’est guère mieux », a ajouté M. Roy.

« Si un employeur est de mauvaise foi, on épuisera tous les recours prévus à la loi mais on ne s’attachera certainement pas les mains derrière le dos en renonçant au recours ultime qu’est la grève. Que Mme Côté se le tienne pour dit », a conclu René Roy.

La FTQ est la plus grande centrale syndicale québécoise avec plus de un demi-million de membres, dont plus de 170 000 femmes.