Campagne du SCEP-FTQ contre la vente de Pétro-Canada

Brian Payne, président du SCEP; Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP au Québec; Henri Massé, président de la FTQ

Brian Payne, président du SCEP; Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP au Québec; Henri Massé, président de la FTQ

Le SCEP, le plus important syndicat du secteur de l’énergie au Canada, vient de lancer une campagne pour faire échec à la vente au secteur privé des actions de Pétro-Canada détenues par le gouvernement fédéral.

Cette campagne de pression politique sera menée notamment par l’entremise d’Internet.

Un sondage indique que 73 % des Canadiens appuient la position selon laquelle les 19 % d’actions que détient le gouvernement fédéral dans Pétro-Canada ne doivent pas être vendues, plaide le syndicat affilié à la FTQ et au Congrès du travail du Canada. Il y a une très nette opposition à la vente, dans tous les coins du Canada.

Le SCEP, qui compte 150 000 membres, dont plus de 50 000 au Québec, représente le personnel de Pétro-Canada ainsi qu’environ 40 000 autres travailleurs et travailleuses de l’énergie.

«Nous croyons que la participation publique dans Pétro-Canada devrait servir à favoriser la création d’une société d’État pour l’énergie verte, qui superviserait la réponse future aux besoins en énergie du Canada et verrait à ce que nos engagements pris en vertu du Protocole de Kyoto soient honorés», mentionne Joseph Gargiso, vice-président administratif du SCEP-Québec.

Appui de la FTQ
En appui au SCEP, le président de la FTQ, Henri Massé, souligne que «tant du point de vue politique qu’économique, il n’est pas judicieux de vendre cet important actif. Cette transaction aura pour conséquence de priver la population de son droit de parole en matière de gestion de nos ressources et de leur mise en valeur dans notre propre intérêt».

Le SCEP invite donc toute la population à se rendre sur son site Internet au www.scep.ca afin de transmettre un message par courriel au premier ministre Paul Martin et au ministre des Finances Ralph Goodale, un message clair et simple : ne vendez pas Pétro-Canada.