Campagne au Myanmar contre le travail forcé

Accueil

Principaux acteurs :

  • L’Organisation Internationale du Travail ( OIT )
  • The Union Network International ( UNI )
  • La Confédération Internationale des Syndicats Libres ( CISL )
  • The International Transport worker’s Federation ( ITF )

    La situation actuelle du Myanmar (Birmanie) :
    La population rurale du Myanmar se voit imposer des travaux forcés (entretien de routes, de chemins de fer, de barrages, de l’équipement de l’armée). Ce travail n’est pas rémunéré excepté dans les endroits où il y a présence de touristes. Les enfants sont souvent envoyés par leurs parents, contraints de poursuivre leur vrai travail pour gagner de l’argent, qui est souvent réquisitionné par l’armé. Les membres de l’opposition au régime (notamment Daw Aung San Suu Kyi) et des syndicats se font emprisonner, torturer ou même tuer.

    Les actions prises pour contrer le travail forcé :

  • En 1998, une commission d’enquête de l’OIT recommande que des actions concrètes soient prises contre le Myanmar étant donné que l’enquête a permis de faire la preuve que le travail forcé « s’étendait et était systématique »;
  • Le 27 mai 2000, le général major Tin Ngwe informe le directeur général de l’OIT « Que nous avons pris et prenons les mesures nécessaires pour s’assurer qu’il n’y ait plus de travaux forcés»;
  • Le 14 juin 2000, la conférence internationale sur le travail considère que la situation au Myanmar n’a jamais changé. Une série de mesures seront effectives le 30 novembre 2000 si la situation reste inchangée;
  • Le 1er mars 2001, l’ UNI adopte un plan d’action conjointement avec le ITF. The Global Union’s Plan of Action adopté à Tokyo est rédigé en dix points et vise principalement à renforcer l’envoi de matériel au syndicat local, la Federation of Trade Union in Burma (FTUB). Le plan a pour but de :
    -Faire pression sur les compagnies faisant des échanges avec le Myanmar,sensibiliser le public;
    - organiser des protestations;
    - inciter les gouvernements à faire du lobby avec la Birmanie;
    - essayer de contraindre la Birmanie à se plier aux exigences de l’OIT.

  • Le bureau régional Asie-Pacifique de l’UNI organise lui aussi plusieurs protestations et des campagnes de sensibilisations notamment en Thaïlande et au Japon :
    -Consultation des Birmans réfugiés en Thaïlande pour pouvoir mieux comprendre et analyser la situation ;
    -Participation à une campagne de boycott des multinationales ayant des affaires en Birmanie ( plus précisément les banques et les institutions financières ), auprès de ses affiliés.

  • La CISL a entrepris de publier la liste des compagnies qui font affaire avec la Birmanie et qui contribuent, directement ou indirectement au maintient du régime, par leurs contributions financières et leurs investissements;
  • L’ITF, quant à elle, supporte le Seafarer’s Union of Burma ( SUB ), affilié au FTUB en aillant mis sur pied un programme éducatif visant à informer les marins birmans des moyens qu’ils peuvent prendre pour pouvoir faire valoir leurs droits.