« Bien que la FTQ privilégie la prévention et la réadaptation, le fait de tripler les amendes ne peut qu’envoyer un message clair aux employeurs délinquants» – Michel Arsenault, président de la FTQ

La FTQ réagit positivement au projet de loi 35 haussant entre autres les amendes auprès des entreprises qui ne respectent pas les règles de santé et de sécurité au travail

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Le président de la FTQ, Michel Arsenault

Montréal, le 23 avril 2009 – Au moment où l’on se prépare à souligner, le 28 avril prochain, la Journée internationale de commémoration des personnes tuées ou blessées au travail, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut que saluer l’initiative du gouvernement du Québec. « Ça fait longtemps que la FTQ réclame des modifications à la Loi sur la santé et la sécurité du travail qui date de 1979 et qui n’a jamais été révisée. Les amendes passeront de 50 000 $ à 300 000 $ d’ici 2011 pour une infraction sévère et, en indexant annuellement par la suite ces mêmes amendes, Québec répond ainsi à l’une des résolutions de notre dernier congrès », a déclaré le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Le droit d’évoluer dans un environnement sécuritaire

« La FTQ a toujours prôné la prévention et la réadaptation aux sanctions. La très grande majorité des employeurs respectent la Loi sur la santé et la sécurité du travail et nous savons bien que le Québec n’est pas une société répressive; cependant, nous devons constater que ces mesures s’imposaient depuis longtemps de façon à mettre au pas les délinquants qui se moquent de la santé et de la sécurité de leur personnel. La FTQ salue également la décision de bonifier les indemnités aux héritiers en cas de décès », a ajouté Michel Arsenault.

La Loi sur la santé et la sécurité du travail doit s’appliquer à tous

« En proposant ces modifications, le ministre du Travail fait un pas dans la bonne direction. Nous attendons maintenant que tous les travailleurs et toutes les travailleuses du Québec aient accès à tous les outils de prévention originalement prévus par le législateur en 1979 soit : des comités de santé et de sécurité, des représentants en prévention et des programmes de prévention. Pour nos membres qui oeuvrent dans la construction, les services publics, le commerce, le transport, la manutention, le papier, le textile et plusieurs autres secteurs, ces dispositions importantes de la Loi ne s’appliquent toujours pas; cette injustice doit être corrigée au plus tôt. En 2008, 195 personnes sont mortes à cause de leur travail, et en 2007 c’est un travailleur sur 25 qui a été blessé, c’est inacceptable », a conclu le président de la FTQ.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale québécoise, représente plus de un demi-million de membres.